5 mai 2015

On the Croquettes again


Voilà,

C’est reparti - après une petite peinture à l’huile (en couleurs !) - pour les Croquettes No 11.

 

Comme d’habitude, j’ai fait un grossier storyboard d’après le scénario et… je me suis plantée ! Ca faisait longtemps !

 

Je procède ainsi : je lis le texte et je divise les scènes en pages. En l’occurrence, pour les Croquettes, 4 pages. Et j’arrive en bas de la page 4 et… il me manque une scène (et demie). Une scène qui prendrait 2 lignes, en tout cas.

GRRRRRRRRRRRRR

Je réfléchis : est-elle essentielle ? En fait, non, pas vraiment à ces onzièmes Croquettes. Par contre, pour faire une continuité par rapport aux autres histoires de Croquettes, oui ! Et pour la même raison, impossible de faire une histoire en 5 pages.

 

Donc je remanie tout. Comme j’avais fait large, j’ai pu mettre 2 cases en une et d’autres modifications. Et j’arrive à 1 page pour la dernière scène, qui le mérite bien.

 

Quelques croquis pour me « faire » la main. Des lignes qui deviennent (souvent) des personnages.


 

Et c’est reparti, donc !

 

 

O.

14 avril 2015

Croquettes premières - nouvelle version

Comme expliqué dans la note du 19 février, j'ai re-dessiné la première histoire de Croquettes, qui a presque 10 ans.

Je crois, en fait, que je n'ai jamais mis la première version sur le site... Pour ceux qui ne l'auraient jamais lue, qui n'auraient pas la bd-cahier collector vendue au festival BD-Fil de Lausanne ou le fanzine Halbran No 13 de Roosevelt : cette histoire est parue en janvier 2007 dans ce fanzine suite à l'offre de ce grand dessinateur lausannois de m'y octroyer 4 pages. Encore merci à lui. C'est parce que je devais faire une histoire en noir et blanc que j'ai dessiné les Croquettes, sans m'imaginer qu'il y aurait une suite aux aventures de ce chat.

 

 




Je vais faire un dessin en couleur entre deux, puis commencer à mettre en images le scénario des Croquettes No 11, qui complétera ainsi l'album planifié chez Sandawe.


O.

31 mars 2015

Little Odrade in Slumberland


Je viens de voir un film d’Arte passionnant sur les « rêves lucides ».
 
Une image rapportée d'un rêve "normal"

Ça m’a donné très envie de faire une note sur ma relation aux rêves. Mais au moment où je me lance, j’hésite. C’est quand même très très personnel.
Lancer ça sur le net… ?


A l’âge de 10-12 ans, j’ai commencé à jouer avec mes perceptions.
Je me rappelle.
Couchée sur le dos dans le noir, avant de m’endormir. J’ai les bras légèrement écartés du corps, les jambes qui ne se touchent pas. J’ai les yeux fermés. Comme on éteint des lampes, je soustrais mes sensations physiques les unes après les autres. Le toucher du drap, du matelas. La gravité devient une force centrifuge.
Je vois… un sol pavé tout près de mon visage. Je plane horizontalement au-dessus du sol. Je m’élève à reculons. Je vois la fontaine rectangulaire en pierre massive, la place du village, le village (en pierre blonde, plutôt méditerranéen), les champs et les routes environnants… Toujours plus haut. Je commence à percevoir sur l’horizon la courbure du sol. Et enfin la terre devient ronde. Je passe parfois à côté de la lune, toujours plus loin. Jusqu’à ce que je sois suspendue dans l’espace, immobile et en apesanteur. Je reste là un petit moment, et puis j’entame le retour. Je fonce à toute vitesse, et pourtant je m’arrête facilement, suspendue au-dessus du sol de la place du village, les pavés juste devant mon nez.

Et c’est là qu’il se passe quelque chose de bizarre.

Les pavés disparaissent et je me trouve dans un endroit sombre à la fois immense et dont la paroi se trouve à quelques millimètres de mon visage. J’ai en même temps une l’impression d’oppression et de vertige. Ce n’est pas du tout angoissant. C’est très difficile à décrire. Je suis très grande et dans la peau d’un chat.
Je me suis demandée, des années après, si ce n’est pas le sentiment que le fœtus a dans le ventre de sa mère.

Puis je passe… ailleurs.

Et à partir de là, je me mets à faire mon « rêve éveillé ».
Ce sont des rêves semi-dirigés, avec des aventures que je note souvent au retour. Avec des choses récurrentes. Un cheval volant (ne pas oublier que j’ai 10-12 ans quand je commence), des loups parfois, un endroit idyllique où je vais souvent avec une cascade et des rives moussues… Ca m’arrive de juste me promener. D’autres fois, j’ai des choses plus ou moins étranges qui m’arrivent. Bref, j'adore, je m'amuse.
Je mettrai peut-être un ou deux récits dans des prochaines notes. Si je n'efface pas cette note avant.

Si vous avez regardé le film d’Arte, vous avez dû conclure comme moi que mes « rêves éveillés » ne sont pas des rêves lucides. Ils en sont proches pourtant par ce que j’en retire, de l’inspiration, un sentiment d’avoir vécu des choses extraordinaires.

Ces voyages se sont espacés autour de mes 25 ans, avec un « truc » qui avait pollué mon monde onirique, pourrissant l’eau de ma cascade, etc. Je retournais parfois y jeter un œil. Les dernières fois les choses s’y sont arrangées. Quand j'y pense, ça doit faire un moment que je n'y ai pas été. Mais je sens que je peux me reconnecter sans problème à Death's Radio comme Greg Bear le dit si bien dans l’Infinity Concerto (à lire !). Petite parenthèse : j'adore cet auteur, mais je ne sais pas si sa bilogie (?) a été traduite en français. Son expression m'est restée, en tout cas.

Quant aux rêves lucides, si j’ai bien compris la définition donnée dans le film, les rêveurs s’endorment, puis se mettent à rêver et interviennent dans leur rêve de manière « consciente ». Ce genre de chose m’est arrivé rarement et surtout pour faire que mon rêve finisse bien et ne tourne pas au cauchemar.

Et puis il y a les rêves « normaux ». J’adore. Je me couche comme on va au cinéma en espérant qu’il y ait un bon spectacle.
 
Une image rapportée d'un rêve "normal" où je m'élance d'un toit pour voler. J'adore ce genre de rêve. Ca m'est arrivé au matin de bouger les bras pour voir si ça ne marchait pas ici. Décevant.
 
Parfois je me dis au milieu du rêve que ça doit être un rêve et j’essaie de me réveiller. Parfois ça marche. Mais je me rappelle aussi la fois où le ciel nocturne montrait des constellations inconnues et une sorte de toile lumineuse et qu’on est tous sortis dans les rues et qu’on ne comprenait pas ce qui se passait. Vaisseaux spatiaux et invasion ? Manifestations de perturbations de l’univers ? J’essayais de me réveiller, mais rien à faire, c’était réel. Tout était en train de changer. C’est le genre de rêve qui, le matin, me laissent épuisée et la tête dans le q.

Et de là je reviens à mes « rêves éveillés ». Voici ce que j’avais découvert à 10-12 ans : les souvenirs que j’avais de mes escapades oniriques étaient d’une qualité similaire à mes souvenirs d’évènements réels. Tous mes sens étaient sollicités. La seule différence était : je savais que c’était des rêves. Et si j’avais décidé d’abolir cette barrière ?

J’estime maintenant que je n’ai pas de souci à me faire. Les deux mondes sont compatibles. Je ne vais pas abandonner mes rêves. J’y perdrais une telle richesse en sensations, en expériences, en images.
La seule chose que je regrette toujours, c’est que je ne peux y emmener personne pour lui montrer.

Alors je dessine.

 
O.
 
 
Un rêve "normal" wtf où des Alices se battent contre des ninjas... Note : elles ont des jupes bleu clair. Je rêve en couleurs.

6 mars 2015

Croquis remake Croquettes No1B


Petit croquis de la troisième page du remake des premières Croquettes. Le lion "final" a une crinière beaucoup plus fournie, je remarque ;o)

 

Je profite pour expliquer un peu comment je travaille.
Je fais très souvent le croquis au crayon sur une page indépendante. Surtout pour une position aussi difficile. J’ai une sacrée documentation-photo, mais mes croquis sont généralement une synthèse de celles-ci. De toute façon, on trouve rarement LA position qui correspond à ce qu'on a en tête. J’observe beaucoup, et puis je fais le dessin à main levée.
Mes études véto m’aident à comprendre « théoriquement » comment fonctionnent les corps des animaux, aussi, mais les photos me sont utiles pour comprendre l’apparence qu’ont les muscles dans telle ou telle position, par exemple. C’est absolument nécessaire si je veux aller jusqu’au bout de mon style réaliste.

Ensuite je scanne le croquis.

Je corrige éventuellement des détails, genre raccourcir une patte ou déplacer un œil, et puis je cadre aux dimensions de la case. J’imprime. Plusieurs croquis par page pour économiser le papier.
 
En transparence, je délimite au verso les lignes à tracer et je les passe au crayon blanc. Puis je reporte celles-ci en appuyant au stylo, comme je ferais avec un papier carbone, sur la page noire.

Et arrive le moment où je dessine vraiment la case, à partir du croquis reporté sommairement. D’abord au crayon blanc, puis un peu à la gouache blanche.

Voilà.

 

O.

26 février 2015

Gribouille - Eau piégée

Petite mésaventure de l'autre jour :



Ouaaah il fait bô !!!

Le premier jour où je pourrais lézarder avec tite chienne Héra dehors au soleil. C'est terriblement tentant, mais j'ai du boulot. Donc je suis dans mon atelier-terrier à bosser sur le remake des premières Croquettes. Bientôt la page 3.

Vous pourrez chercher les différences entre les 2 versions. Ce qui est sûr, c'est que c'est une expérience intéressante : je n'ai jamais re-dessiné une histoire. Chaque page, chaque case, je me  pose la question "comment la faire mieux ?" Je ne suis pas certaine d'y arriver pour certaines cases. Parfois le jeté de la première fois est juste mieux. Je trouve le chat en tout cas moins figé. A vous de juger.

Demain pas de dessin. On part 2 jours dans le Jura profond, vers Le Locle, chez des amis. Marion est artiste. Je vous mets son site en lien.


O.

19 février 2015

Hop, de retour !

Enfin des nouvelles après Angoulême.

 

Au retour, c’est d’abord la grippe qui m’a clouée au lit. Ca m’a pris un temps fou pour récupérer. Mais bon j’étais déjà contente d’avoir repoussé les assauts des virus jusqu’après le festival. Surtout que j’étais cernée de gens atteints. C’était Walking Flu partout !

Les chats étaient contents d'avoir quelqu'un au lit et participaient joyeusement à mon inertie.





Le festival, d’ailleurs, était bien sympa. D’abord pour retrouver les compaings. Et puis pour un bon départ de projet. J’avais contacté Sandawe avant d’y aller et en fait, c’est bon, ils prennent les Croquettes sur leur site.

Pour ceux qui ne connaissent pas : Sandawe est un éditeur qui fonctionne avec le système de crowdfunding. Les projets sont mis sur le site, avec un budget à atteindre. Ce sont ensuite les visiteurs du site, les édinautes, qui décident, si tel ou tel projet leur plaît, d’investir dedans. Leur mise va de 10 € à 1000 € selon les projets et leur mise leur donne droit à diverses choses. Pour 10 € par exemple, ils peuvent avoir la bd en numérique, pour 20 € ils reçoivent l’album imprimé chez eux, pour 30 € la bd dédicacée… pour 500 € la bd plus une planche originale, etc. etc. Je donne des exemples mais les choses auxquelles ils ont droit selon leurs investissements varient selon les projets. Tout est clairement expliqué sur leur site.

Si, dans un délai donné, un projet n’atteint pas le budget fixé, il est abandonné et les édinautes qui ont investi sont remboursés.

Sandawe a 5 ans et on dirait que ça fonctionne. J’avoue que cela fait un moment que je les observe et que je suis en contact avec un auteur que je connais qui a sorti des albums chez eux.

En bref, donc : j’ai signé, mais ce n’est pas encore garanti que les Croquettes soient publiées.

En tout cas, je donnerai des nouvelles sur mon blog quand les choses sérieuses vont commencer.

En attendant, je fais un remake du premier épisode des Croquettes, qui a quand même presque 10 ans, pour le mettre au niveau du reste. Chronologiquement et pour des raisons de sens global de l’histoire, elle sera la première qui apparaîtra sur le site et je veux qu’elle attire l’œil.

Pour revenir à Angoulême, il y avait quand même une drôle d’ambiance. Les morts de Charlie Hebdo planaient au coin de chaque rue, au-dessus de chaque patrouille d’hommes en noir et armés qui patrouillaient ou étaient postés un peu partout. Une lourdeur pâteuse qui plombait l’ambiance habituellement pétillante et festive.

Niveau expositions, Il y avait deux expos Tanigushi au CNBDI, une très belle sur un carnet de voyage à Venise (waaah les aquarelles !) et une très complète sur toute son œuvre, mais composée quasi seulement par des accrochages avec quelques texte explicatifs. Comme il a fait dans les 15'000 pages dans sa carrière, il y avait BEAUCOUP de planches et de dessins au mur. Et pour finir, ça faisait TROP. Surtout que la scénographie était sobre et pas vraiment passionnante. Ah où sont les expos de folie scénographiées par Marc-Antoine Mathieu !?



Les Moomins (bd suédoise) étaient mignons, d’autant plus qu’il y avait un grand Moomin qui se baladait dans le musée.

Alex Barbier… Ben toujours aussi fou. A noter les 4 personnes qui attendaient devant moi et les 15 minutes d’attente que les policiers ont imposées avec leur fouille minutieuse.

« Politiquement », j’ai assisté aux premiers EtatsGénéraux de la bd et c’était très instructif et intéressant. Vous trouverez l’enregistrement complet de la réunion ici. On dirait qu’enfin il va y avoir une analyse approfondie de la situation sociale, financière etc. des auteurs et c’est une bonne chose. Cela concernera aussi les auteurs hors-France. A suivre.

Dans le même mouvement, j’ai participé à la Marche desAuteurs. Solidarité avec eux. C’était timide et hésitant (on n’a vraiment pas l’habitude de se battre pour nos droits !), mais nous étions tout de même 500 auteurs à marcher ensemble. A suivre aussi.

Voici voilà. Surtout continuez à suivre le blog, j’espère vous donner bientôt des nouvelles concernant les Croquettes !

 

O.

25 janvier 2015

Croquettes No 10


Voilà, les nouvelles Croquettes sont arrivées !

 (Mise à jour : voici les 3 premières pages de l'histoire, la quatrième sera dans l'album qui est en cours de financement sur le site Sandawe sous Projets Libres)
 


 


 


Mercredi je pars pour le festival d’Angoulême. Je suis toujours en inquiétude quant à comment ça va se passer.

 

Je fais carrément des cauchemars.

Ca va de me voir là-bas et tout à coup quelqu’un lance une pile de classeurs au milieu de notre groupe en train de discuter en criant « une bombe !» et il y a un grand mouvement de panique, puis le crétin se plie en deux de rire « GAG ! ».

Jusqu’à des trucs vraiment flippants genre : je suis à Angoulême. J’entends plusieurs grosses explosions, je sors et par-dessus les toits et les antennes, je vois monter 5 champignons atomiques. Puis, en me déplaçant jusqu’à voir les colonnes dans l’axe d’une rue, je vois un gros nuage noir qui s’étend à toute vitesse à leur base et je crie aux gens de se mettre à l’abri, je tourne au coin de la rue et j’ouvre une porte, je me retrouve dans un salon de coiffure et je dis aux gens ce qui se passe et on se précipite dans les escaliers pour descendre à la cave.

 

Bon… tout ça veut simplement dire que je ne suis pas tranquille. Mais le plus dur sera sûrement comme d’habitude le trajet en voiture. 8h de route, quand même. Tranquillos.

 

Et non, je ne participerai pas aux 24h de la BD qui ont lieu comme chaque année le mardi juste avant le festival. Trèèès mauvaise idée si je veux profiter de mon séjour ;o)

 
Je suis pleine d’espoir pour des projets éventuels ! Croisez les doigts !
 
Philippe est de retour de sa semaine à la montagne chez ses parents. J’ai donc pu bosser autant que je voulais. Chaque année, il s’éclipse pour que je puisse me concentrer. Je l’adore.
 

 

O.

10 janvier 2015

Le choc Charlie


J’arrive pas à bosser. Ca tourne et retourne dans ma tête.

Je parcours internet en m’arrêtant sur les blogs, les sites d’actualité, les forums.

J’essaie de comprendre, de comparer les points de vue pour essayer d’y voir clair. Ici, dans mon petit village suisse à l’écart de tout, je me sens à la fois protégée et extrêmement seule.

Je pense aux dessinateurs qui, un jour ou l’autre, ont fait un « dessin irrespectueux ». Est-ce qu’un autre fou va leur faire la peau ? Est-ce qu’ils ont peur ? Est-ce qu’ils vont, au supermarché, soudain être couverts de sueurs froides quand deux jeunes musulmans vont se mettre dans la file derrière eux ?

Comment arrêter cette folie ?

En Amérique, ce sont des médecins qui ont été abattus par des extrémistes chrétiens pour avoir fait des avortements.

Faut-il interdire toute religion ?

J’essaie d’imaginer ce que je ferais si on touche à mes croyances. Problème : je suis estampillée chrétienne, mais je ne suis pas du tout pratiquante. Si j’entre dans une église, c’est pour admirer l’architecture ou ressentir les ondes telluriques. Si on me dit que la force de la nature, l’homéopathie ou le chamanisme sont des conneries, je hausserais les épaules, libre à l’autre de croire ce qu’il veut.

De plus en plus, je me dis que les religions, les dogmes, c’est le mal. Mais comment les interdire ? C’est dans le cœur d’hommes et de femmes.
 

Angoulême, c’est à la fin du mois. Le plus grand rassemblement de dessinateurs. Il y aura sûrement des manifestations, des évènements. Avec un choc, je me suis rendue compte que je vais prendre des risques en allant au festival.

 
Nous n’avons pas de « culture du martyr ». Peut-être qu’il va falloir nous y faire. Continuer coûte que coûte, quel qu’en soit le prix, à défendre la liberté contre les fanatiques.




O.

7 janvier 2015

Du sang sur le papier


Des gens se sont fait tuer pour des dessins. En France.
 
Je ne suis pas une lectrice de Charlie Hebdo. La provocation, ce n’est pas mon truc. Mais soudain, leur combat contre l’intolérance et le fanatisme devient le mien.
 

Les messages « Ils l’ont bien cherché » me font enrager.
Je sais bien qu’exprimer son opinion, dans le monde, est parfois extrêmement difficile et dangereux. Mais je pensais qu’on vivait dans un pays libre.

Bordel, si la répression ne vient pas de l’état, faut-il qu’elle vienne des individus eux-mêmes ?!?

 
En France et en Suisse, ceux qui tournent les puissants et la société en dérision se prennent des procès, et doivent certainement supporter toutes sortes de tracasseries… qu’ils dénoncent ensuite dans les pages de leur journal. Mais il me semble qu’on les considère le plus souvent comme les fous du roi, ceux qui dénoncent, mettent en lumière ce qu’on essaie de cacher et essaient de relativiser les choses qui paraissent si importantes.
Avec humour. Même s’il peut être féroce et grinçant.

 

Passé la nausée, le dégoût et les larmes, je regarde exceptionnellement les nouvelles. Cabu, bon sang, Cabu ! Charb et Tignous. Wolinski le misogyne. Vous allez nous manquer.

 
Et s’il est essentiel de punir les coupables, il ne me semble pas vraiment important de savoir si ce sont des fous d’un dieu, des skins, des provocateurs d’extrême droite, un commando piloté par Al Quaïda ou par le Pentagone.

Ce qui est important, c’est d’abord la tristesse que des gens sont morts pour leurs dessins dans un pays dit libre. Des balles, bordel, pour des dessins !!!
 

Toutes mes pensées aux familles et aux proches des victimes. Je n’oublie pas les collaborateurs de Charlie Hebdo et les policiers.

Surtout, surtout, en mémoire d’eux, continuer à lutter contre l’intolérance. Ne pas se laisser intimider par ces cons sanguinaires.


 
 
O.

18 décembre 2014

Voeux 2014 !


L’image est venue comme une évidence.

Mon voyage en Islande. Mon humeur changeante de fin d’année…

Et PAF ma carte pète de partout !



Accompagnée donc de mes vœux :

 

Que 2015 vous apporte des solutions à vos problèmes, booste vos projets qui stagnent et fasse fleurir les graines que vous avez germées !

 
 

Bonnes Fêtes de fin d’année !

Bizs

O.

2 décembre 2014

L'été en hiver



Une nana à poil. Le soleil, la mer, le ciel bleu.
Hmmmm les vacances… Le bonheur.



Mais il y a cet oiseau noir.

Je crois que c’est le dessin le plus sombre que j’aie fait depuis quelque temps.

Au début, je me suis dit « Arh, j’ai qu’à faire un oiseau multicolore, un perroquet ou autre… Comme ça, ça va remonter le moral aux déprimés du début d’hiver. Et en même temps, pour les prudes et les la famille, je l’habille d’un joli paréo à fleurs. »
Et puis je pourrai l’utiliser comme carte de vœux !

Mais bah non.
C’est lors de l’élaboration dans ma tête que les choses se mettent en place. Parfois un flash, comme dans le cas présent. Parfois une lente construction. De toute façon, pour mes dessins libres, tout à coup, ça devient une évidence : je veux voir ce que ça donne sur papier.

Parfois je censure, je déguise, je masque. Pour faire plaisir. Pour rassurer. Par esthétisme. Et sans doute aussi en espérant que seules les personnes qui me comprennent puissent comprendre l’image.

Ou alors je dessine « brut d’émotion ». J’ai des dessins que je ne mets pas sur mon blog. Même pas dans les collants roses. Une autre forme de censure, sans doute. Une pudeur. Pourtant, si je mets sur papier, c’est bien pour communiquer, pas seulement pour me défouler.
La contradiction de ce genre de dessin. A la fois l’envie et la peur de trop se dévoiler.

Bref.
Je dois faire une carte de vœux.



O.

21 octobre 2014

Chatonneries

 
 

 
 

 
 



O.

9 octobre 2014

Islande 6

Voilà les dernières pages de mon Carnet de voyage. Oui déjà !
Faudra que je reparte un de ces jours ;o)

J'avance dans les Croquettes 10 et je dois bientôt faire ma carte de fin d'année. Oui déjà !

 

 


Et je dois vous donner des nouvelles d'ici. C'est le bordel. Invasion de terreurs poilues. Vous esspliquerai.


O.

6 octobre 2014

Islande 5

On continue en direction du Nord !
Au menu, de la boue, des brebis, du bain, des bringées et du bétail !

 

 

 

 

 

 

 


O.