8 août 2022

Nouvelles du Clos Baco - été 2022

Il faut chaud, mais un peu moins et je prends un petit moment pour actualiser mon blog dont la dernière note date de trop longtemps.


On s'est installés ici en France au Clos Baco en mai 2020, en plein confinement. Dans une maison ancienne en pisé avec un terrain de 3975 m2.

Depuis un peu plus de deux ans, on s'est beaucoup consacrés au terrain et à la maison. Quand on est arrivés, il n'y avait pas de cuisine (donc nous avions 2 plaques électriques, un frigo et le barbecue pour tenir jusqu'à l'installation de la cuisine en septembre), pas de chauffage (donc 6 petits radiateurs électriques pour garder la maison plus ou moins agréable jusqu'à ce que le plombier ait tiré les canalisations pour des radiateurs dans chaque pièce et monté un chauffage central aux granules de bois en février 2021 - entraînant une baisse DRASTIQUE de la consommation d'électricité) et la fosse septique devait être remplacée par une mini-station d'épuration. Et puis j'ai eu mon atelier en août il y a un an, dans la pièce où avant il y avait le cumulus d'eau chaude !!! 

Et en parallèle, des arbres morts ou malades devaient être coupés au verger et de nouveaux fruitiers plantés (ils souffrent en ce moment avec la sècheresse parce que leurs racines ne sont pas encore assez profondes, sauf le cognassier, évidemment). L'immense potager était couvert d'une magnifique jachère de plus d'un mètre de haut. Grâce à mon Philippe, cet été, et grâce à du crottin de lama aussi, il nous a donné et donne une récolte abondante de salades, tomates, radis, fraises, côtes de bettes, aulx et oignons, cornichons, courges et courgettes, melons et pastèques, haricots verts, colraves, pois mange-tout, maïs, pommes de terre et bientôt patates douces, raves  et choux pour l'hiver.


Ces derniers jours, on a monté des étagères dans la chambre de bricolage. 7m2 de surface pour tout ce qui n'est pas menuiserie ou dessin, c'est-à-dire tissus (et machine à coudre), perles, pyrogravure, colles, gros pots de gouache, mousse et sagex, pâte fimo et à bois, peinture pour maquettes, vernis et trucs et pièces diverses pour toutes sortes de... bricolages. J'ai plus qu'à remplir les étagères.

Il y a encore plusieurs chantiers à venir. Créer la chambre des mamies (pour accueillir nos mamans avec salle de bain privative), intimiser les toilettes du rez qui n'ont pas encore de murs (s'annoncer fort et distinctement en cas d'urgence "Je vais aux toilettes en bas !"), le silo pour les granules... Le salon n'est pas encore du tout aménagé, il faudra attendre qu'on tube la cheminée de l'âtre qui s'y trouve, je pense, avant qu'on s'y mette sérieusement.

Régulièrement, des amis ou de la famille passent et nous pouvons les accueillir dans notre chambre d'amis qui a été une des premières pièces à être terminées. Certains nous donnent un chouette coup de main !

On continue à s'émerveiller d'être là, ensemble. Avec chienne-Héra et chats Seccotine, Charlie et Largo.


Le dessin. Parfois j'avance merveilleusement, parfois c'est plus laborieux. J'ai 3-4 commandes à réaliser et ça me stresse bien. 

Je vous montre exceptionnellement une image du projet secret (ça vous dire rien et c'est tant mieux ;o)p.



Voilà, je me remets au boulot.


O.

19 juin 2022

Un dessin-bonheur et une femme euh débordante de féminité

 De retour du Salon du Livre Jeunesse le weekend passé à Châlon sur Saône. Très peu de visiteurs, mais d'un autre côté j'ai fait la connaissance de gens très sympas et il y avait une bonne ambiance, donc quand je suis revenue, pas mécontente.

Et quand même vendu, même si moins que prévu.

Parfois, il suffit de bons hébergement, nourriture et contacts pour faire un weekend de dédicace satisfaisant.

J'ai aussi fait un dessin pour le libraire, jeté comme ça. Eeeeet il arrive que la bonne féée Inspiration se penche sur mon épaule aux moments les plus inattendus.

Bref, contente.

Et le libraire aussi.


Il fait chaud, ici aussi. Mon atelier est dans le coin le plus frais de la maison et systématiquement 10 degrés de moins que dehors en ce moment. Mais je colle quand même au papier et c'est énervant.

J'ai fini une commande privée en couleurs et je reprends le projet secret. Je dois absolument planifier un trajet à Lyon pour faire des photos repérages pour la prochaine histoire du Chat ! (quand je poste peu, ça veut dire que soit je suis en vacances, soit je suis débordée de boulot. En ce moment c'est le deuxième).


Entre deux une petite gribouille, suite à un post Facebook de Valérie Mangin concernant une statuette préhistorique de femme : la Venus de Hohle Fels

Voici l'histoire de Grompf, l'artiste le plus malchanceux de la Préhistoire.
(Pour lire : clic droit sur l'image ci-dessous pour ouvrir dans une nouvelle fenêtre, puis clic gauche sur l'image pour agrandir.)

Bientôt plus de nouvelles et je sens que je vais me fendre d'un coup de gueule plastifiant un de ces jours.


O.

8 mai 2022

Cours de charentaises

 Je donne une fois par semaine un cours de dessin à une gamine de 11 ans.

Je ne suis pas du tout une enseignante, je n'ai aucune expérience de donner des cours, alors j'ai l'impression de tâtonner pour voir ce qui pourrait la faire avancer et aussi la passionner au lieu de la dégoûter. Mais il n'y a pas de secret : pour s'améliorer, il faut pratiquer. Alors je lui donne même des devoirs.

Je m'attends à chaque cours qu'elle me dise que bon, la semaine d'après elle ne peut pas venir elle a piscine/cinéma/cuisine/jouer avec les copines.

Ce que j'essaie aussi de lui faire comprendre, c'est que pour dessiner de tête et pour progresser en dessin, il faut avoir un stock énorme d'images dans la tête. Un dessin n'est jamais un échec. Même s'il n'est pas devenu ce qu'on aurait voulu, il va permettre d'avancer dans le prochain. Et pour que ça passe de plus en plus facilement de la tête au papier, il faut dessiner. Et apprendre à regarder au lieu de voir. Je lui ai fait dessiner de tête un plan de sa chambre. Finalement, quand sa mère est venue la chercher elle a dit qu'elle avait oublié une armoire.

C'est parce qu'elle n'a jamais regardé sa chambre.

Et c'est pareil pour tout ce qui nous entoure. On voit, mais on ne regarde pas.

Quand j'avais suivi des cours pendant 6 mois chez Ferry, un des compliments qu'il m'a fait qui m'a le plus touché, c'est : "Tu as un regard de dessinatrice. Tu enregistres tout ce que tu vois."

C'est ce que j'essaie de lui apporter. Ce regard.

Et ça me donne aussi envie de dessiner un peu des choses que je n'ai pas l'habitude de représenter. Mes charentaises, par exemple. Mes vieilles charentaises. Ca me fera un souvenir... après une douzaine d'années de bons et loyaux services.


Ce qui me permet aussi de soulever une question existentielle : comment ça se fait que la gauche est beaucoup plus usée que la droite ? Elle est carrément explosée alors que l'autre est dans un état encore présentable...!


O.