3 juin 2014

Pages 1-11 du Taureau Rouge



Bon, il paraît que sur le site BD-Fil, on ne peut pas bien lire les textes.

Je mets donc l’histoire que j’ai pondue pendant les 24 Heures de la BD (voir mon message précédent) ici.



Une moitié aujourd’hui, une autre demain.



En scannant, j’ai un peu les mêmes émotions que durant cet évènement qui remontent. Un stress pas possible qui s’installe. Une envie, un besoin de faire au plus efficace.



Je me force à me calmer.

Je regarde de nouveau mes dessins. Pfff, pas terribles. Mais au moins l’histoire est lisible et compréhensible.



Et c’est ça en fait le but.

Revenir à la base : je veux raconter une histoire. Avec des dessins et des bulles.

Point.



Pas de fioritures, pas de décorations, d’esthétique. Que des traits qui veulent dire quelque chose, faire comprendre quelque chose au lecteur.



C’est pour ça que c’est tellement dur pour quelqu’un qui débute en dessin. Pour quelqu’un qui n’a pas un minimum d’aisance à s’exprimer par ce medium.

C’est comme si on demandait à un presqu’analphabète d’écrire une histoire ou une lettre. Il va perdre du temps à trouver ses mots. Et du temps, justement, on n’en avait pas.

Moi je crois que je ne suis plus une « analphabète du dessin », mais il y a plein de fôtes d’ortograf dedans.

Je suis déjà contente qu’on comprenne ce que j’ai voulu dire ;o)


Ah oui et pour rappel : la couverture, puis le dessin de fin ont été faits en tout dernier, très rapidement à main levée.

 




O.

 PS : clic droit sur l'image --> ça s'ouvre dans une nouvelle fenêtre, puis clic gauche pour agrandir.






















25 mai 2014

24 heures de la BD



Il faut faire des choses folles de temps en temps.

Du vendredi 23 au samedi 24 mai, j’ai participé aux 24 heures de la bd à Lausanne, dans le cadre du festival BD-Fil qui aura lieu en septembre.

Je rappelle en très bref le principe, déjà éprouvé au festival d’Angoulême et qui a démarré aux Etats-Unis : faire en 24h 22 pages de bandes dessinées, plus une couverture et une image de fin.

Pour moi qui fais plutôt une page par semaine – et par mois en ce moment :o(, un sacré défi ! Morte de trac avant de m’inscrire, puis l’angoisse devant la nuit blanche que j’allais passer.

Hé bien, le moins qu’on puisse dire, c’est que c’était intense !



Il y a quelques messages sur le site de bdparadisio, à partir du post 21 (attention, c’est un site non-modéré, ce qui signifie que les novices qui y mettraient les pieds peuvent être sidérés par les dérapages qui surviennent régulièrement), dans le sujet BD-Fil. C’est du brut de coffrage.

Sinon, pour les non-présents, voici un rapport plus détaillé.

Le vendredi, j’ai été travailler le matin, puis j’ai dormi-somnolé pendant plus de 2h chez un ami à Lausanne, qu’il soit ici encore grandement remercié, je crois que cela a été capital pour moi !
A 17h30, on reçoit le sujet. Trondheim nous donne une photo comme sujet.


C’est parti.

Il faut que je trouve une HISTOIRE ! Et le plus vite possible. Je pars sur 2-3 idées que je développe.

Je commence avec un gaufrier de 22 cases pour placer les actions. Je ne veux pas arriver à la page 20 avec encore 10 pages à faire. Puis je fais les crayonnés des 22 pages, avec l’idée – qui s’avérera exacte - que vers la fin je n’aurai plus les capacités de faire la mise en place des pages. Je me rends compte que j’ai trop avancé dans l’histoire à la page 15, puis trouve-découvre une scène supplémentaire qui me fait arriver à la page 22.
Mise en place faite, yapluka encrer.

On dessine on dessine. Il y parfois des discussions, surtout entre ceux qui travaillent à deux. A part ça, c’est le grand silence des dessinateurs. Ce qui me manque par rapport à mon atelier, c’est de ne pas pouvoir chanter à tue-tête sur les morceaux des cassettes que j’écoute sur mon walkman. Ouais un walkman. Avec des cassettes. Et alors ?
J’ai aussi pris la moitié de mon atelier avec moi et je ne suis pas la seule. Emmanuel a aussi un sac à dos de 15kg.

Des pâtes délicieuses le soir, des snacks à disposition, des boissons, aussi. On ne traîne pas à table. Moi j’ai ma potion magique, que j’utiliserai 4-5 fois (prenez 5-6cm de gingembre, râpez et laissez tirer une nuit au frigo avec le jus d’un citron, le matin filtrez. Pour boire, j’ai mélangé un tiers de ça avec un tiers de coca et un tiers d’eau). Chuis pas quelqu’un qui fonctionne au café. Je boirai aussi 1 l de thé de jasmin, plus du thé froid.

Vers 5h, l’instant de grâce : la connexion qui se fait entre le cerveau et le crayon. Plus besoin de croquis élaborés : le pinceau court sur le papier à l’endroit où je veux qu’il se pose. C’est stupéfiant et électrisant.

Tout à coup, il fait jour dehors.

Magnifique petit déjeuner, avec du pain chaud croustillant, des confitures, du jambon… Je trouve tout cela à 8h, en émergeant de la salle de repos. Je voulais dormir 1h30, un cycle de sommeil, quoi, mais après 1 h à écouter des signaux Whatsapp (note aux organisateurs : demander que les gens qui vont se reposer mettent leur smartphone sur vibreur !), le bruit de matelas gonflables (il y avait des matelas « normaux » et des matelas gonflables – note aux organisateurs : OUBLIEZ LES MATELAS GONFLABLES ça fait un bruit pas possible !) et un type qui ahanait dans son sommeil (failli le tuer, lui) j’ai abandonné.

Je me brosse les dents, me recoiffe, me passe de l’eau sur le visage, comme si je sortais d’une bonne nuit de sommeil, pour essayer de feinter mon corps qui commence à fatiguer. Hin hin il est plus malin que je pensais, ça ne fonctionne que partiellement.

Dans la salle, certains ont abandonné l’îdée de pouvoir finir, mais restent quand même (moi, jusqu’à une heure de la fin, je ne savais pas si j’allais pouvoir y arriver). J’ai l’impression de torcher les dernières pages. Il faut juste qu’elles soient lisibles !

A midi, très peu vont manger. Pas faim. Pas le temps.

Et puis soudain je termine la 22 !
Je me tourne vers mon voisin derrière moi. J’ai envie de hurler, de rire, mais lui il n’a pas fini, ce serait salaud pour les autres de crier mon bonheur. Alors je continue avec des choses que je ne savais pas pouvoir encore faire : passer les cadres des cases à l’encre, placer les quelques touches de couleurs…

Eeeet STOP ! Au moment où je finis mon lapin de fin.
Marrant, un clin d’œil à Trondheim et son Lapinot ? Totalement inconscient, dans ce cas.

Conclusion :
J’y ai été, parce que je savais que je regretterais si je ne participais pas.
Ce soir, après une nuit de 13h et une journée parcourue de « bugs » où je me rends compte par exemple que je suis en train de regarder une fleur du jardin depuis 5 minutes, je me sens épuisée mais super-fière d’avoir fait ces 24 heures. C’est une sacrée expérience que je conseille sérieusement à tous les dessinateurs.

Ah oui et ça fait perdre du poids : plus d'un kg pour moi.

Vous pouvez aller sur le site de BD-Fil pour voir la photo et les travaux des participants. J’essaierai de mettre mon histoire ici prochainement.

Sur ce, bonne nuit.


O.

PS j'essaierai de mettre les pages en bonne résolution sur le prochain post.

12 avril 2014

Gribouille routière

C’est pas mon truc, dessiner les voitures.

Mais ça fait un moment que je me suis faite cette réflexion au sujet des miroirs au coin des rues.



O.


5 avril 2014

Gribouille nocturne


Ca m’est arrivé il y a 2 semaines.
Il faisait vraiment très très sombre. Quand il y a la lune, je n'ai pas besoin de lumière pour me balader. Mais ce soir-là nada.



J’ai eu envie de gribouiller ça, mais pas de papier noir sous la main. Alors j’ai fait avec du papier blanc et un crayon noir… et j’ai dessiné « en négatif », avec l’idée de manipuler ça sur ‘toshop.
Sacré exercice mental.
A part mettre en négatif, j’ai rien corrigé sur l’ordi. Rigolo.

Je préfère quand même dessiner directement blanc sur noir pour ce genre de scène. Comme dans les Croquettes ;o)
Mais c’est une gymnastique intéressante.




O.

22 mars 2014

Agrrrrrrrrrrrr Coudegueule

Il fait beau et chaud, l’air a un vrai goût de printemps !
Paraît que ça va pas durer, mais là, c’est bon.

Envie de gambader telle la chevrette dans le jardin en éparpillant joyeusement des graines prometteuses de couleurs chatoyantes, de m’allonger sur la mousse en regardant les buses se faire la cour en tournoyant…



Sauf que
quand on a plus de deux endroits du corps où on n’est pas bien, on est MAL FOUTUE et on a envie de rien.
B.. de m.. j’ai plus de

(Je ne vais quand même pas me censurer sur mon propre site !?!)

Bordel de merde ça fait depuis avant Angoulême que j’ai une putain de saloperie de sinusite qui me creuse l’intérieur de la tête et m’inflige du mal au crâne du matin au soir (les nausées c’est passé, heureusement). C’est plus ou moins douloureux, ça dépend des jours, comme une gueule de bois qui n’en finit pas. Les antibiotiques et le spray aux corticoïdes de la doctoresse n’y ont rien changé. Le naturopathe, par contre, m’a bien soulagée, mais pas guérie. J’y retourne quand il reviendra de ses vacances au Costa Rica.

Ca c’est un.

Deux : hier en arrachant la mauvaise herbe (ouais je jardine), j’ai empalé le dos de ma main gauche sur une branche de rosier qui a réussi à me planter une épine pile dans le tendon de l’index. Résultat, je ne peux pas plier le doigt tellement ça fait mal.

Trois : en me levant ce matin, « crac » torticolis. Le Baume du Tigre est mon ami.


Bref. J’en ai ral’q. Marre de chez marre. Faut me foutre la paix chuis super grinche.

Pourtant j’ai quand même fini hier soir la première page des Croquettes et commencé la deuxième. 
Comme quoi on s’habitue à tout et suffit de serrer les dents. Et puis, c'est ma main gauche qui est douloureuse et je suis droitière.
Et un autre bon côté, c’est que j’ai perdu plus de 2kg.

Mais quand même.


O.



16 février 2014

Sarah !

Voilà, je l’ai vue, j’ai survécu, donc ;o)
Pourrie-gâtée, moi. Un énorme scanner A3 trône dans mon atelier. Ouais, j’ai dû ranger. J’ai retrouvé plusieurs trucs, d’ailleurs.



Et j’ai encore plein de fêtes en vue cette année.

C’est pas tout, ça, après quelques jours à profiter des bons moments, je me remets à la prochaine Croquette !



O.

13 février 2014

C'est mars en février...

Hier une journée printanière, chaude et pleine de chants d'oiseaux.

Aujourd'hui un vent à renverser les barrières, à traîner les bidons, à rider les flaques comme des mini-océans ! 

Donc quand je la promène entre deux averses de pluie-neige, Héra ne fait pas le poids…





O.

9 février 2014

L'Etrange Cavalière

Mise en couleur du crayonné.



Impressionnant l’effet que ça fait à ceux à qui je montre.

« J’aime pas. »
« C’est blafard. »
« Je mettrais pas au mur. »

Ben non, moi non plus (d’ailleurs j’ai pas grand-chose de moi ni dans la maison, ni dans mon atelier, accroché au mur…). J’ai laissé courir mon crayon et j’ai essayé de traduire une ambiance, dans ce cas, plutôt inquiétante.

La lumière, le décor et même le physique de la cavalière me font penser à l’Irlande ou l’Ecosse. Et en même temps, l’image me rappelle le Cauchemar, de Johann Heinrich Füssli

D'ailleurs en néerlandais, cauchemar se dit nachtmerrie. Littéralement jument de nuit.

Pour une fois, vais peut-être l’accrocher à l’atelier ;o)
Le temps de découvrir qui est cette cavalière.



O.

6 février 2014

Happy retour d'Angoulême !

BON FESTIVAL !

Discuté avec potes, mangé avec potes, bu avec potes. Beaucoup marché. Vu des expos impressionnantes, appris plein de choses sur les dieux grecs et celtes, sur Cuvelier, sur l’édition en Nouvelle Zélande (ça vaut pas la peine, c’est presque tout de l’autoédition), sur l’archéologie sous-lacustre suisse…

Eu froid !

Retour sur les rotules. Le trajet, c'est quand même plus de 700 km en voiture. Je me suis remise en forme en dormant 12h (2 nuits de suite, quand même).

Maintenant ça va bien. Repris dessin. Je finis de mettre en couleurs l’Etrange Cavalière et je vous la scanne.

Et puis, ceux qui arriveront à déchiffrer mon carnet de voyage comprendront que j’attends des nouvelles !!!









O.

28 janvier 2014

Une petite Croquette avant le départ...

Ben oui !
Pourquoi se priver ?!

Chuis quand même contente d’avoir pu finir la 8ème Croquette avant de partir demain matin pour le festival d’Angoulème. Au moins quelque chose de frais à montrer à mes nombreux fans (huhuhu).

(Mise à jour : voici les 3 premières pages de l'histoire, la quatrième sera dans l'album qui est en cours de financement sur le site Sandawe sous Projets Libres)






 

Sérieusement, pour le moment, j’aime bien celle avec les rats et surtout celle avec la chauve-souris.
J’ai déjà un pitch pour la Croquette suivante, mais je vais devoir ensuite aller à la chasse dans les vastes terres des histoires sauvages.

Donc départ demain matin.
Je scanne et j’imprime encore 2-3 trucs en vitesse, mon sac est prêt, je change le radiateur de ma Twinggg à mon retour (tite fuite) et la carte de la Gaule est chargée dans mon ifon.
Quand je vois le bordel dans mon atelier, je me dis que s’il m’arrive quelque chose celui ou celle qui devra déblayer va s’arracher les cheveux.

J’ai un truc à vous demander. Quand je dessine, j’écoute souvent des podcasts via le net. Si vous avez des sites à me conseiller, ce serait super. Les émissions doivent durer au moins 30 minutes, pour pas que j’aie à m’interrompre continuellement pour redémarrer.
Les sujets ? Boah la science-fiction et le fantastique, la nature et les bêbêtes, la cuisine, les pays exotiques, le jardinage, l’ésotérisme et la mythologie, évidemment la bd… toussa toussa.
Merci d’avance !


A bientôt !

O.

22 janvier 2014

Stress avant Angoulême

Philippe et Héra sont en vacances à la montagne et moi, je suis « en vacances » aussi, avec les deux chats à la maison. Je dessine à fond pour finir la Croquette 8 pour Angoulême. Comme d'hab envie de finir mille choses en même temps.

Encore quelques Hérâneries (la liste des possibles races impliquées dans la production d'un tel mélange s'allonge)


Juste dommage que c’est une semaine chargée au boulot, avec ma collègue accidentée, une séance jusque tard le soir et des urgences à traiter… C’est comme ça, il faut gérer, mais j’avoue que je ronge un peu mon frein en pensant à mon atelier si douillet.

Ah, page 3 terminée. Plus qu’une. Encore une preuve que je peux faire une planche par semaine, même quand je travaille à mi-temps. Chuis juste une flemme !

En parallèle, je fais un dessin d’étrange cavalière. Ca, je ne sais pas si je pourrai finir d’ici mercredi prochain.



…Et en plus il fait super-bô dehors. Bientôt l’été.



O.

3 janvier 2014

Héra

Voici mes premiers croquis d’Héra.
Elle est arrivée chez nous le 18 décembre.



Petite (26 cm au garrot et trois kilos et demi, nos chats sont plus grands qu’elle), c’est une pure « basset hongrois » de maintenant 7 mois.

Basset hongrois. Vous ne connaissez pas ?
C’est ce qu’on a décidé de répondre quand les gens nous demandent, charmés, de quelle race elle est. Quand ils insistent, on raconte son histoire. Recueillie dans la rue fin août avec son frère Kiru (qui est décédé), c’est un des chiens que l’association Animal Happyend a réussi à placer en Suisse. 
Probablement un mélange de teckel (pour les petites pattes), d’épagneul (pour les taches sur son corps), terrier (pour les oreilles), malinois (pour les couleurs de la tête), lévrier (pour la rapidité à laquelle elle court), husky (pour la manière avec laquelle elle obéit – ou pas), Droopy (pour les yeux)…

Pourquoi  avons-nous adopté un animal de Hongrie et pas de chez nous en Suisse ?

Nous sommes tombés sur le site d’Animal Happyend et avons découvert ce qu’ils font là-bas. En Hongrie et en Espagne, où ils sont aussi actifs, ils mènent des campagnes de stérilisation de chiens, d’information aux gens, essaient d’intervenir dans les cas de maltraitance… Ils font du bon boulot.
Par rapport à ce qui se passe là-bas, les chiens ici dans les refuges sont plutôt mieux lotis, même si...
De toute façon, adopter un animal d’un refuge est une bonne action.
Mais en plus, nous avons découvert les photos de Héra et on a… craqué.

Donc elle est chez nous depuis 2 semaines maintenant. 
Elle est vraiment trop choue !
Elle a pris du poids et un peu d’assurance. Aucun doute qu’elle va encore nous faire tourner chèvres, elle a un regard auquel il est difficile de résister. Il faut sans cesse que je me dise qu’elle est un VRAI chien et que par exemple lorsqu’elle tire sur la laisse, il faut que j’agisse comme pour un VRAI chien, en donnant un petit coup sur la laisse, tout en évitant de la faire s’envoler dans son harnais, évidemment.
Quant aux chats, l’un l’ignore ostensiblement, l’autre est très curieuse quoique sur la défensive, mais ça évolue vite. Dans le bon sens.

Début d’année mouvementé, donc, réorganisation de notre temps, beaucoup de promenades malgré les tempêtes, études de plans pour la future niche dans le jardin…
A suivre.



O.