30 août 2014

Gribouilles pré-islandaises



J – 1 pour mon départ.

Demain c’est Genève-Copenhagen-Reykjavik.
Et puis 3 semaines en Islande.
Si le Bárðarbunga n’explose pas d’ici là, évidemment.

Je déteste l’avion. Ca va être rock’n’roll.

Je me réjouis d’être sur place. Évidemment avec un carnet à remplir. J’espère vous montrer plein de belles et intéressantes choses.

J’ai pris déjà quelques précautions niveau cheval, j’ai des habits chauds, de l’anti-moustique et ma brosse à dents…



Je vous laisse aussi un croquis pour les prochaines Croquettes (No 10) qui sont déjà commencées (les 4 premières cases) et que je terminerai à mon retour. Ce dessin ne sera pas utilisé tel quel dans l’histoire, mais vous donne une idée de ce que vous y verrez.



A moi les cocotiers islandais !



O.

7 août 2014

L'automne en été


Je dessine. C’est le bon côté à cet été pourri.
Si si c’est un été pourri. Les jours où il n’a pas plu se comptent sur les doigts des mains. Sans les pieds.
Les patates ne l’ont pas (la patate). Elles ont du mildiou. Les plants de melons ont disparu dans les ventres des limaces. Avec les pousses des haricots, le basilic, etc. C’est l’été des limaces.

Bref.
Après ce début consensuel (si on ne veut pas d’embrouilles, parler de la météo), voici des choses plus personnelles. Pas de nouvelles de l’éditeur qui avait pourtant l’air ravi par les Croquettes quand je l’ai rencontré à Angoulême. Je continue, bien sûr, mais au fond de moi, c’est quand même déprimant.

Toujours des angoisses avant de m’endormir. La crainte de ne pas pouvoir finir plein de choses avant de disparaître. Je rationalise et je finis par m’endormir. C’est chiant.



Le mois de septembre approche, avec le grand départ pour les Vacances en Islande. Pendant presque 3 semaines. Demain je vais chercher des habits chez ma sœur spécialiste des randonnées extrêmes et acheter une besace imperméable pour mon carnet de voyage.
Je hais l’avion.
Mais je me réjouis d’enfin découvrir l’Islande qui me fascine depuis des dizaines d’années, depuis que j’ai vu une série de photos dans Animan avec des pousses de plantes vert fluo sur un sol volcanique noir.
Ce qui me plaît moins, c’est que maintenant, tout le monde va en Islande.
Mais on sera en 4x4 et on sortira des sentiers battus, j’espère. Pas trop quand même, il faut que j’apprenne à passer les gués en voiture. Leur conseil : ne pas traverser des rivières dont la profondeur excède la hauteur des jantes de la voiture.
Ah.
Je me fois déjà démonter un pneu devant chaque gué pour aller mesurer ça avant de traverser…

 
O.

6 juillet 2014

Croquettes dans la Nuit 9

Enfin une nouvelle Croquette !

Pour le cadre, je me suis basée sur des photos d'un square d'une ville française. Il me fallait un lieu encaissé avec des arbres où les chats puissent grimper. Evidemment, j'ai rajouté la branche qui va à la fenêtre. Mais au moins j'avais une base de lieu "solide".

(Mise à jour : voici les 3 premières pages de l'histoire, la quatrième sera dans l'album qui est en cours de financement sur le site Sandawe sous Projets Libres)








A suivre évidemment. J'ai déjà l'histoire de la prochaine. Cette fois, Choupinet s'attaque à de l'exotique.

 Mais d'abord, finir un boulot de logo qui traîne depuis trop longtemps. Dieu merci c'est un client pas pressé !



O.


14 juin 2014

Gribouille hop hop hop

Tite gribouille d'été.

O.

4 juin 2014

Page 12-22 du Taureau Rouge

Suite et fin du post précédent.











O.



3 juin 2014

Pages 1-11 du Taureau Rouge



Bon, il paraît que sur le site BD-Fil, on ne peut pas bien lire les textes.

Je mets donc l’histoire que j’ai pondue pendant les 24 Heures de la BD (voir mon message précédent) ici.



Une moitié aujourd’hui, une autre demain.



En scannant, j’ai un peu les mêmes émotions que durant cet évènement qui remontent. Un stress pas possible qui s’installe. Une envie, un besoin de faire au plus efficace.



Je me force à me calmer.

Je regarde de nouveau mes dessins. Pfff, pas terribles. Mais au moins l’histoire est lisible et compréhensible.



Et c’est ça en fait le but.

Revenir à la base : je veux raconter une histoire. Avec des dessins et des bulles.

Point.



Pas de fioritures, pas de décorations, d’esthétique. Que des traits qui veulent dire quelque chose, faire comprendre quelque chose au lecteur.



C’est pour ça que c’est tellement dur pour quelqu’un qui débute en dessin. Pour quelqu’un qui n’a pas un minimum d’aisance à s’exprimer par ce medium.

C’est comme si on demandait à un presqu’analphabète d’écrire une histoire ou une lettre. Il va perdre du temps à trouver ses mots. Et du temps, justement, on n’en avait pas.

Moi je crois que je ne suis plus une « analphabète du dessin », mais il y a plein de fôtes d’ortograf dedans.

Je suis déjà contente qu’on comprenne ce que j’ai voulu dire ;o)


Ah oui et pour rappel : la couverture, puis le dessin de fin ont été faits en tout dernier, très rapidement à main levée.

 




O.

 PS : clic droit sur l'image --> ça s'ouvre dans une nouvelle fenêtre, puis clic gauche pour agrandir.






















25 mai 2014

24 heures de la BD



Il faut faire des choses folles de temps en temps.

Du vendredi 23 au samedi 24 mai, j’ai participé aux 24 heures de la bd à Lausanne, dans le cadre du festival BD-Fil qui aura lieu en septembre.

Je rappelle en très bref le principe, déjà éprouvé au festival d’Angoulême et qui a démarré aux Etats-Unis : faire en 24h 22 pages de bandes dessinées, plus une couverture et une image de fin.

Pour moi qui fais plutôt une page par semaine – et par mois en ce moment :o(, un sacré défi ! Morte de trac avant de m’inscrire, puis l’angoisse devant la nuit blanche que j’allais passer.

Hé bien, le moins qu’on puisse dire, c’est que c’était intense !



Il y a quelques messages sur le site de bdparadisio, à partir du post 21 (attention, c’est un site non-modéré, ce qui signifie que les novices qui y mettraient les pieds peuvent être sidérés par les dérapages qui surviennent régulièrement), dans le sujet BD-Fil. C’est du brut de coffrage.

Sinon, pour les non-présents, voici un rapport plus détaillé.

Le vendredi, j’ai été travailler le matin, puis j’ai dormi-somnolé pendant plus de 2h chez un ami à Lausanne, qu’il soit ici encore grandement remercié, je crois que cela a été capital pour moi !
A 17h30, on reçoit le sujet. Trondheim nous donne une photo comme sujet.


C’est parti.

Il faut que je trouve une HISTOIRE ! Et le plus vite possible. Je pars sur 2-3 idées que je développe.

Je commence avec un gaufrier de 22 cases pour placer les actions. Je ne veux pas arriver à la page 20 avec encore 10 pages à faire. Puis je fais les crayonnés des 22 pages, avec l’idée – qui s’avérera exacte - que vers la fin je n’aurai plus les capacités de faire la mise en place des pages. Je me rends compte que j’ai trop avancé dans l’histoire à la page 15, puis trouve-découvre une scène supplémentaire qui me fait arriver à la page 22.
Mise en place faite, yapluka encrer.

On dessine on dessine. Il y parfois des discussions, surtout entre ceux qui travaillent à deux. A part ça, c’est le grand silence des dessinateurs. Ce qui me manque par rapport à mon atelier, c’est de ne pas pouvoir chanter à tue-tête sur les morceaux des cassettes que j’écoute sur mon walkman. Ouais un walkman. Avec des cassettes. Et alors ?
J’ai aussi pris la moitié de mon atelier avec moi et je ne suis pas la seule. Emmanuel a aussi un sac à dos de 15kg.

Des pâtes délicieuses le soir, des snacks à disposition, des boissons, aussi. On ne traîne pas à table. Moi j’ai ma potion magique, que j’utiliserai 4-5 fois (prenez 5-6cm de gingembre, râpez et laissez tirer une nuit au frigo avec le jus d’un citron, le matin filtrez. Pour boire, j’ai mélangé un tiers de ça avec un tiers de coca et un tiers d’eau). Chuis pas quelqu’un qui fonctionne au café. Je boirai aussi 1 l de thé de jasmin, plus du thé froid.

Vers 5h, l’instant de grâce : la connexion qui se fait entre le cerveau et le crayon. Plus besoin de croquis élaborés : le pinceau court sur le papier à l’endroit où je veux qu’il se pose. C’est stupéfiant et électrisant.

Tout à coup, il fait jour dehors.

Magnifique petit déjeuner, avec du pain chaud croustillant, des confitures, du jambon… Je trouve tout cela à 8h, en émergeant de la salle de repos. Je voulais dormir 1h30, un cycle de sommeil, quoi, mais après 1 h à écouter des signaux Whatsapp (note aux organisateurs : demander que les gens qui vont se reposer mettent leur smartphone sur vibreur !), le bruit de matelas gonflables (il y avait des matelas « normaux » et des matelas gonflables – note aux organisateurs : OUBLIEZ LES MATELAS GONFLABLES ça fait un bruit pas possible !) et un type qui ahanait dans son sommeil (failli le tuer, lui) j’ai abandonné.

Je me brosse les dents, me recoiffe, me passe de l’eau sur le visage, comme si je sortais d’une bonne nuit de sommeil, pour essayer de feinter mon corps qui commence à fatiguer. Hin hin il est plus malin que je pensais, ça ne fonctionne que partiellement.

Dans la salle, certains ont abandonné l’îdée de pouvoir finir, mais restent quand même (moi, jusqu’à une heure de la fin, je ne savais pas si j’allais pouvoir y arriver). J’ai l’impression de torcher les dernières pages. Il faut juste qu’elles soient lisibles !

A midi, très peu vont manger. Pas faim. Pas le temps.

Et puis soudain je termine la 22 !
Je me tourne vers mon voisin derrière moi. J’ai envie de hurler, de rire, mais lui il n’a pas fini, ce serait salaud pour les autres de crier mon bonheur. Alors je continue avec des choses que je ne savais pas pouvoir encore faire : passer les cadres des cases à l’encre, placer les quelques touches de couleurs…

Eeeet STOP ! Au moment où je finis mon lapin de fin.
Marrant, un clin d’œil à Trondheim et son Lapinot ? Totalement inconscient, dans ce cas.

Conclusion :
J’y ai été, parce que je savais que je regretterais si je ne participais pas.
Ce soir, après une nuit de 13h et une journée parcourue de « bugs » où je me rends compte par exemple que je suis en train de regarder une fleur du jardin depuis 5 minutes, je me sens épuisée mais super-fière d’avoir fait ces 24 heures. C’est une sacrée expérience que je conseille sérieusement à tous les dessinateurs.

Ah oui et ça fait perdre du poids : plus d'un kg pour moi.

Vous pouvez aller sur le site de BD-Fil pour voir la photo et les travaux des participants. J’essaierai de mettre mon histoire ici prochainement.

Sur ce, bonne nuit.


O.

PS j'essaierai de mettre les pages en bonne résolution sur le prochain post.

12 avril 2014

Gribouille routière

C’est pas mon truc, dessiner les voitures.

Mais ça fait un moment que je me suis faite cette réflexion au sujet des miroirs au coin des rues.



O.


5 avril 2014

Gribouille nocturne


Ca m’est arrivé il y a 2 semaines.
Il faisait vraiment très très sombre. Quand il y a la lune, je n'ai pas besoin de lumière pour me balader. Mais ce soir-là nada.



J’ai eu envie de gribouiller ça, mais pas de papier noir sous la main. Alors j’ai fait avec du papier blanc et un crayon noir… et j’ai dessiné « en négatif », avec l’idée de manipuler ça sur ‘toshop.
Sacré exercice mental.
A part mettre en négatif, j’ai rien corrigé sur l’ordi. Rigolo.

Je préfère quand même dessiner directement blanc sur noir pour ce genre de scène. Comme dans les Croquettes ;o)
Mais c’est une gymnastique intéressante.




O.