13 septembre 2020

Nouvelles des Expats et aveu difficile

<Bulletin des Expats>. Un peu plus de trois mois qu'on a emménagé en France.

Toujours PLEIN de cartons au salon et dans mon atelier provisoire. Notamment tous les cartons non-déballés de la cuisine... L'installation de la cuisine a été repoussée de fin juillet en septembre pour cause de manque de plombier. On en a trouvé un, maintenant, mais il ne fera d'abord que les canalisations les plus urgentes concernant la cuisine. Le reste, pour la microstation d'épuration et le chauffage aux pellets... On verra plus tard.
Maintenant, les plâtriers-peintres finissent de faire les murs et le plafond et stressent pour terminer avant mardi (après-demain !), quand arrivera la cuisine.
Mais les canalisations et l'électricité ne sont pas encore prêtes alors ça va être chaud.

La porte de la chambre d'amis préserve maintenant l'intimité de nos invités. Du moins visuelle. 
(faux vitrail avec vernis pébéo).



<Fin Bulletin des Expats>

Ce n'est que maintenant que je me rends compte que ces dernières années, j'ai eu un sacré passage à vide. J'ai de la peine à avancer dans le tome 2 des Croquettes. Il faut que je l'avoue. 
J'ai fait des dessins de commande, des illustrations, plein de choses quand même. Mais j'aurais pu créer beaucoup plus.
Récapitulation : Fin 2016 sortait Le Chat qui n'aimait pas les Croquettes. Ensuite pendant 2017, ce fut le tourbillon dynamisant d'une tournée de dédicaces ahurissante. 2018 fut sous le signe de l'exposition à la galerie bruxelloise Huberty-Breyne. Pendant toute cette année, j'ai travaillé aux 13 grands formats et à l'ex-libris que la galerie a exposés en décembre 2018.
Un tirage de tête et un portfolio en furent tirés. Il y reste encore quelques exemplaires.



Puis j'ai eu des problèmes de santé à répétition. Un collapsus. Mais j'ai continué à dessiner. L'avancement du tome deux ralentissait. J'avais l'impression de m'enliser. J'avais des idées, mais les réaliser devenait de plus en plus difficile. La contradiction entre la nécessité de créer et l'impression de n'arriver à rien de bon me bloquait de plus en plus. 




N'oublions pas que je travaillais à mi-temps. J'ai toujours réussi à gérer cette double vie, mais un collègue s'est mis à me rendre mon temps au bureau insupportable. Je m'épuisais. Je devrais le remercier, c'est grâce à lui que maintenant nous sommes en France et que je peux (pourrais) me consacrer beaucoup plus à mon dessin. 
Mais sur le moment, c'était une période très dure.
Confesser ceci est difficile. Presqu'autant que de prendre conscience de mes difficultés. D'ailleurs, ça fait un mois que ce post traîne sur mon ordinateur.

Ce qui m'a beaucoup aidé, et m'aide toujours, ce sont les gens qui montrent de l'intérêt pour mon travail. Ca me donne des ailes !
Et Philippe.
Et les chats, toujours prêts à me donner à la fois une cosse pas possible quand je dois me lever et à m'inspirer pour créer de belles choses. 



Je suis en train de finir un dessin en couleurs laborieux, mais nécessaire. Un nouveau Lightbringer, qui devrait me donner une belle énergie. 

Je ne force plus. Parce que plus je force, plus ça grince. Je sais que ma main est toujours capable de tirer des traits et de poser ce que j'ai dans ma tête sur le papier. Je sais aussi que depuis qu'on est en France, la mise en place prend du temps (et accapare mes pensées) mais qu'ensuite j'aurai une stabilité que je n'aurai jamais expérimentée de ma vie. Je suis curieuse de voir ce que ça va donner.


O.

21 juillet 2020

Robert Heinlein et attaque de guêpes !

Suite du journal de bord de deux expatriés.

Jour 51
Toujours pas de contact véritable avec les autochtones, mis à part les rencontres - tout à fait sympathiques, mais plutôt superficielles - au marché, à la boulangerie ou au supermarché. 
Le masque n'aide pas et l'annulation des évènements conviviaux genre fête de la carotte non plus.

Nan je déconne un peu. On n'est pas vraiment isolés En Terre étrangère, mais heureusement que Philippe et moi, on s'entend bien !

Le problème qui nous occupe le plus l'esprit, actuellement, c'est que ça fait un mois et demi qu'on ne trouve pas de plombier. Le premier nous annonce après 2 semaines qu'il va déménager, le second après 10 jours que son employé s'est cassé le poignet et les autres sont overbookés à cause de la reprise des chantiers après le confinement.
Et du plombier dépendent tous les travaux lourds qu'on a à faire. Je pense que l'installation de la cuisine, programmée pour le 28 juillet, va être repoussée. Mais le remplacement de la fosse septique par une microstation d'épuration et ensuite (un jour...) la mise en place d'un chauffage central aux pellets de bois dépendent des canalisations qu'un plombier doit venir tirer.
Bref, d'après moi, c'est une séquence qui va souvent revenir dans mes prochains comptes-rendus. 

On désherbe, on débite des grosses branches en bûches, on désherbe, on sème, on installe des rideaux, on travaille pour rendre un peu opaque la vitre de la porte de notre chambre d'amis (des infos prochainement), on désherbe, on essaie de se dépêtrer dans les papiers pour l'immatriculation française de nos véhicules, pour avoir une assurance maladie française, pour obtenir un NIF, on débroussaille, ... on désherbe. Dans le verger, j'ai fini d'étiqueter au scotch jaune les arbres qu'on a réussi à identifier grâce à leurs fruits. Les précédents propriétaires aimaient les fruits à noyaux (mirabelles, prunes rouges, prunes jaunes, quetsches surtout). Oui l'an prochain je regarde pour faire de la gnôle.
Et les jours où il fait vraiment chaud, on ne fait rien et on se dit qu'on s'aime et qu'on est incroyablement bien ici.
Bref. pas encore beaucoup de disponibilité pour m'isoler dans mon atelier provisoire.

On a eu nos premières visites. Ma soeur et son mari. Des amis et leur petite fille. Malgré l'absence de vraie cuisine, on mange (on s'empiffre) alors comme des dieux.

Mes premières cicatrices, aussi. Je me suis faite une belle brûlure au bras. A quoi ? Hum Le fer à repasser... Et je me suis faite piquer par PLEIN d'insectes. Philippe pas. Normal.

A ce sujet...



J'étais allergique aux piqûres de guêpes, mais avec le système de chauffage, ouf, plus de panique.

Demain, après rendez-vous pour assurance maladie française à la Tour-du-Pin, on installe la moustiquaire au-dessus de notre lit. Encore un défi : aucune idée en quoi est fait le plafond...!

O.

4 juillet 2020

Suées au jardin et rideaux !

Plus d'un mois qu'on a bougé en France.

Un peu de stress parce que nous n'avons toujours pas le devis du plombier qui doit tirer les nouvelles canalisations. Ce dont dépend l'installateur de la cuisine (qui arrive le 28 juillet !), l'installateur de la microstation qui remplacera notre fosse sceptique qui n'est pas au nouvelles normes (la fosse, pas l'installateur) et l'installateur du chauffage à pellets.
Gniii

En une semaine, on a remis en ordre le potager, qui était aussi couvert que le reste du terrain d'une végétation luxuriante de plus d'un mètre de haut. On a retrouvé les oignons et l'ail que Philippe avait plantés avant le confinement, des plants de persil plat et beaucoup, beaucoup, beaucoup de maïs qui était la marque de fabrique des précédents propriétaires et qui s'est semé un peu partout.
Tomates, choux, haricots, radis, salades, colraves... tout pousse. Même quelques unes des griffes d'asperges que Philippe avait déterrées en ne soupçonnant pas que le confinement allait les faire attendre deux mois dans un bidon !
Puis un jardin d'aromatiques en face de l'entrée de la cuisine.
C'est là que je redécouvre les capacités extraordinaires de jardinier de Philippe. Efficacité et ténacité. Ce mec est incroyable. On a sué, on a courbaturé, mais c'est fait !

Je continue un peu le journal de bord. Et j'éclate de rire en voyant la perspective foirée de la deuxième page ! Zutre je ne corrige pas !










Oui les plafonds sont très hauts, 2m40 à 3m.

De la peine à dessiner, ces jours. Entre épuisement et manque de motivation parce qu'il y a d'autres choses "plus utiles" à faire, dur de me mettre derrière ma table. Mais ça va revenir.


O.

13 juin 2020

Installation et nains

On a déménagé le 25 mai. Enfin !
Et puis le lundi suivant, on a déménagé tout ce qu'on n'avait pas pu mettre dans les camions.
J'ai jeté un dernier regard à mon cher atelier qui m'a vue bosser sur Le Chat qui n'aimait pas les Croquettes.


Et on s'est re-retrouvés au milieu des cartons.

Mais cette fois, on pouvait déballer !

Donc on s'installe. Et chaque carton vidé est une petite victoire.

Depuis quelques jours, j'ai un coin-dessin provisoire, qui risque d'ailleurs de durer quelques mois. Vu que, comme je l'ai peut-être déjà dit, pour l'instant il y a un boiler dans la pièce qui y sera dévolue.
Je viens d'y faire mon premier gribouillis pour me dérouiller la main et je vais continuer de travailler sur un dessin de commande.


Parce que là où j'aurai mon atelier définitif, il y a encore donc encore du boulot avant l'installation !


Les chats se sont très bien adaptés ! 24 heures enfermés dans 3 pièces avec un diffuseur de phéromones calmantes pendant le déménagement du 25, puis dans toute la maison pendant 3 jours. Et ensuite LA LIBERTE ! En croisant les doigts pour qu'ils évitent la route, pas très passante, mais davantage que le chemin agricole au bord duquel on vivait en Suisse. Et les français conduisent parfois… vite.

Chienne-Héra est juste heureuse d'être avec nous. Elle a eu sa coupe d'été chez une toiletteuse vendredi. Un peu à la sauvage. Mais elle souffrira moins de la chaleur quand il fera enfin de nouveau un temps d'été.

Après 2 mois d'absence forcée à cause des frontières fermées, le jardin est envahi d'une végétation luxuriante ! Philippe va acheter une débroussailleuse pour qu'on y voie plus clair. Ce matin, nous avons dégagé au potager les lignes d'ail et d'oignons que Philippe avait planté avant le confinement. Encore 4 jours à ce rythme et on aura suffisamment nettoyé pour planter quelques légumes ! Et de loin, j'ai vu des arbres croulant sous les fruits encore pas identifiés (prunes ? reines-claudes ?) et les pommes. Ca promet !

 

Avant... après. Et tout le terrain a la même hauteur d'herbes folles. Les chats rentrent pleins de bouboules.

Profitant d'un moment de répit dans les averses de ces derniers jours, j'ai commencé un journal dessiné. Je ne savais pas bien où commencer, donc je suis parti de l'entrée, puis j'ai marché en direction de la maison.
Premières pages.




Je vous mets la suite dès qu'il fera de nouveau un peu sec ;o)

J'ai dû chercher ma boîte d'aquarelle ! Je devenais noeud-noeud. Pour finir, j'ai acheté une boîte de pastilles de gouache pour enfants dans un super marché. Et quand je suis rentrée et qu'on a commencé à installer la chambre de bricolage à l'étage... j'air retrouvé mes boîtes dans un carton avec des classeurs administratifs.


O.

1 mai 2020

Living in a box, un carton box

La maison se transforme lentement en un dépôt de cartons.
On en sera bientôt à vivre avec les affaires de camping : trousse de toilette et slips en papier (avec gomme).

Les déménageurs sont bookés pour la fin du mois.
Nous croisons les doigts pour que la frontière Suisse-France se rouvre pour que nous puissions déjà amener les plantes et d'autres trucs encombrants et fragiles.

Mon coin dessin à l'atelier se réduit comme une peau de chagrin. Je n'ai plus de documentation (emballée), mais il y a toujours internet heureusement.

Bien sûr toujours qu'à demi-fonctionnelle à cause de mon ventre qui se répare. Je remplis des cartons un livre à la fois et dès que ça dépasse le kilo, je couine pour que Philippe vienne aider.
Aujourd'hui je ne fais rien, sauf un gâteau aux abricots ce soir. Pas de rangement, pas de sortie commissions, rien.

J'ai fait il y a quelques semaines un dessin inspiré par la situation actuelle. Fallait que ça sorte.
C'est devenu : "Fallait pas toucher au Pangolin, bitch."



Et c'est avec plaisir que j'ai fait un dessin pour un belge que je ne connais pas (mais il a quand même fait dédicacer l'album du Chat qui n'aimait pas les Croquettes) et qui m'a rendu un fier service en allant chercher mes bouquins qui restaient chez Sandawe. Encore Merci à lui ! Vous trouverez une petite vidéo montrant mon travail sur cette illustration ici




Je continue maintenant avec une commande. Je pense que c'est le dernier dessin que je ferai avant qu'on ne quitte la Suisse… Vous montrerai.

Ensuite déménagement… et qui sait quand mon nouvel atelier sera opérationnel !

O.

14 avril 2020

Je dévoile TOUT !

Bon.
C'est le moment.
Je vais vous raconter ce qui va se passer ces prochaines semaines ici.

MEME S'IL Y A EU UNE PETITE "SITUATION SANITAIRE" QUI S'EST INSTALLEE ENTRE TEMPS. 
Qui a entraîné une obsolescence de tous nos plans et programmes.


Certains d'entre vous (très peu) sont déjà au courant.

Nous allons déménager.
Quitter la Suisse.

Nous avons trouvé une maison en France. En Isère. C'est beau, il y a de la place. C'est habitable. Même s'il y a un certain nombre de travaux à faire pour la rendre confortable.
Travaux que nous aurions déjà aimé commencer. 

Outre le problème des travaux pour lesquels nous avons besoin de professionnels, Philippe faisait depuis le début de l'année des aller-retours pour amener des choses fragiles et commencer déjà à changer des poignées de portes branlantes, acheter des chauffages pour s'assurer que la maison reste hors-gel, etc. Et maintenant que les frontières sont fermées (depuis mi-mars) ce n'est plus possible.

Explosion du programme. 
Donc tout est un peu en suspens.
Mais on a fixé une date avec les déménageurs et fin mai on est là-bas.

Seconde énorme nouvelle :
J'arrête de travailler.
J'entends que j'arrête mon travail non-artistique.
Ouais ouais, je continuerai de cuisiner des bons petits plats et il y a de quoi faire au jardin.
Mais plus de travail de secrétaire à mi-temps.
Philippe a fait les calculs, les projections, les budgets comparatifs… on devrait pouvoir tourner.
Et même si pour l'instant il y a un boiler dans mon futur atelier, j'aurai le choix pour m'installer un coin temporaire pour dessiner !
Je sais. C'est énorme.
Il y a deux mois, Philippe est monté avec le papier de Fribourg avec les chiffres de sa retraite. J'étais mal réveillée. Il a dit : "C'est bon. Tu peux donner ta démission."
J'ai fait :




Ma convalescence postopératoire se passe bien. Ca se répare évidemment trop lentement à mon goût, mais je suis les ordres du chirurgien à la lettre ! Non, malgré le déménagement, je ne porte RIEN ! La ferme celui au fond là qui dit "comme d'habitude" !
Par contre, j'ai fait des choses très importante comme l'inventaire (constat : on a trop de choses), la cuisine depuis une semaine, le tri de mes vêtements, de mes livres, etc (Emmaüs va adorer), tout ça très lentement.



 Et retour au lit 2-3 heures par jour encore ces derniers temps. A plat sur le dos c'est le mieux pour que mon filet se mette en place.
Je deviens une bête en Scrabble en ligne !
Fin des nouvelles médicales>

Donc voilà.
Notre maison ici est en chantier avec peu à peu des cartons qui envahissent tout. Philippe bosse comme un docker. Régulièrement je lui demande si je peux faire quelque chose. "Quoi de neuf, docker ?". Généralement, il me demande si je ne dois pas me recoucher. Ce que je fais souvent.

Je commence (encore) une nouvelle vie. 
Il va y avoir du mouvement.
Mais
1. un jour mon atelier sera prêt, et entretemps, un coin de pièce suffira, parce que je vais pouvoir DESSINER !
2. une belle maison, un terrain de ouf, les chats, la chienne, et mon homme. Mon homme sans qui cet avenir-là ne serait pas possible. Câlin.

Moi qui pensait vieillir seule, penchée sur une table à dessin dans un tout petit studio.





O.

PS Je cherche toujours des suggestions de programme pour que je crée (je suis une brêle en informatique, mais j'ai quand même besoin d'un truc qui peut me réaliser un site sympa) mon nouveau site. Avec blog. Et propositions de dessins à vendre. Et mes albums...
Bref j'ai du boulot.


25 mars 2020

Covid et Crevette

Nous vivons une période historique. 

De celles où il y a un "avant" et un "après".

Nous ne pouvons pas vraiment nous baser sur des précédents. La Grande Peste est arrivée au Moyen Âge et à ce moment-là, la société a peu à voir avec celle d'aujourd'hui. La Grippe espagnole nous est tombée dessus après la première Guerre mondiale, époque sujette à déjà tellement de bouleversements qu'il est difficile de distinguer les conséquences dues uniquement à cette épidémie.

Prendre un maximum de précautions !


Impossible de savoir ce qui va concrètement changer à cause du Covid, au niveau de notre rapport au travail, aux autres, au niveau de l'économie mondiale, de la politique, de l'écologie… Ni de prévoir quelles têtes vont tomber, politiques, scientifiques, culturelles… 
Garder à l'esprit qu'on est toujours plus intelligent après la crise.


Ce qui est clair, c'est qu'en quelques jours déjà, on voyait une différence monumentale au niveau de la pollution humaine.
Comme à Venise où on voit enfin ce qui vit dans les canaux.





Nous, mon mari, les bêtes et moi, nous sortons encore moins qu'avant. S'il y a une chose qu'on respecte, c'est le confinement. Et franchement, on savoure tous les jours de nous trouver au milieu des champs et des bois.

<nouvelles médicales on>
Je suis repassée sur le billard le 11 mars. 
J'ai rédigé quelques pages, mais pas un journal de bord comme en septembre par exemple. Ce qui est bon signe.
 

 

 

 

 

 

Lundi 23, avant-hier, j'ai eu droit à l'enlèvement d'une sorte de faufil sous-cutané tout le long de la cicatrice. Le chirurgien avant dit que 10 jours après l'opération, il fallait que ma généraliste l'enlève. "C'est juste un fil", il a dit. Toujours se méfier quand il dit le mot "juste". 
Hé les couturiers z'et couturières, vous voyez quand on tire un fil dans un rideau par exemple ? Ouais. Ca fronce le tissu.
J'ai juré ma race.
Depuis je suis de nouveau 19h par jour au lit. A plat. Sur le dos. Avec une ceinture de soutien la nuit pour pouvoir un peu me retourner.
Résumé : Debout bobo. Assise demi-bobo. Couchée ça va.
Au début, j'étais un peu trop enthousiaste (tout va bieeeen ! lalala !), mais j'ai vite déchanté. Je dois bouger un minimum.

Alors je dors. Je lis. Je fais un mot croisé. Je lis. Je dors. Je regarde Facebook. Et le soir un film (ces jours October Faction sur Netflix). Et je dors.


Quand je marche, je me sens comme une crevette. J'essaie de penser à me redresser !


Autre chose ennuyeuse : nos projets d'ici mi-mai sont en rade ! Ben oui, c'est en France que ça se passe (indice, indice !) et il y avait certaines choses à préparer avant que ça se concrétise. Mais les p****** de frontières sont fermées (je viens encore de vérifier avec l'ambassade de France en Suisse) et nada nib on est VRAIMENT coincés encore plus qu'on ne le pensait.
Et selon la collaboratrice de l'ambassade, ces conditions vont bien encore durer quelques semaines ! Et HOP tout notre planning à refaire.

Niveau dessin, c'est un peu le désert. 
J'avais commencé à faire un dessin par jour quand j'ai vu qu'Hélène Becquelin avait lancé l'idée sur sa page Facebook. Mais après 3 jours, même si j'avais des idées, je n'y arrivais plus. D'abord c'est pas évident de dessiner à demi-couchée. Ensuite j'ai eu une espèce de cosse "à quoi bon dessiner ça va être nul" qui faisait que l'effort me semblait disproportionné. 
J'espère que gentiment l'envie va revenir. D'autant que j'ai des commandes à réaliser, des projets à travailler et mon tome 2 des Croquettes EN RADE.

Et vivement que je puisse de nouveau bouger normalement et sans douleurs et tiraillements.


O.



22 février 2020

C'est reparti pour un tour d'hosto et encore des indices...

Voilà c'est confirmé, le mercredi 11 mars je me fais re-re-reopérer. 
Encore.
C'est la quatrième fois. J'avais une mini-hernie au-dessus du nombril (note : ne pas soulever à bout de bras des cartons lourds pour les poser sur une étagère très haut) (crac).
4-5 ans plus tard, on m'a posé une petite rustine en décembre 2016. Elle n'a pas suffi. Hernie au-dessus du petit filet. Nouvelle opération en décembre 2017 pour poser un plus gros filet par-dessus. A pas suffi. J'ai changé de chirurgien. Le nouveau m'a opéré en septembre l'an passé. Il s'est rendu compte qu'il y avait une grosse inflammation et a retiré les deux filets. 
Après 6 mois de récupération de ma part, il va poser le mois prochain le grand filet qu'il n'a pas pu poser en septembre.
Je croise les doigts pour que ce soit bon cette fois.
De mon côté, j'ai de nouveau décidé de faire un régime "sec" un mois avant et peut-être deux ou trois mois après. Pas d'alcool, pas de cigarettes (j'en fume peu, mais quand même).
Je marche régulièrement. Je mange sainement.
Tout ça pour arriver à l'hosto avec un corps "propre", prêt à gérer l'intervention et à cicatriser comme il faut.
Le reste, je n'y peux rien.

Chocottes.



Et je me concentre sur la suite ! En juin tout va se chambouler !
INDICE :

...et non je ne vais pas me teindre la figure en noir 😏

Et d'autres projets sont dans l'air, dont un qui cette fois me changera de ma zone de confort artistique, mais je n'en dis pas plus, parce que j'en suis encore au tout début et j'aimerais avancer sur le tome 2 avant/en parallèle.



Tout ça va de toute façon prendre du retard à cause du chamboulement de juin. Et de mon opération bien sûr, mais bon, ça, c'est juste un mauvais moment à passer on va dire.

C'est tout pour l'instant ! Et les premiers crocus sont en fleurs !


O.










9 février 2020

Retour d'Angoulême et teasers

Merveilleux festival !
Je suis revenue boostée (malgré une petite rechute d'angine que je suis en train de combattre à coups de trucs à sucer).
Copains, expos, copains, bien mangé (sans intoxication!!!), rencontres, copains, etc. etc.

Paradoxalement pas beaucoup de croquis dans mon Journal de route, mais quelques gribouilles de… chiens (!) dans un petit carnet (10x14 cm) offert par un ami (MERCI Frank !) avec exceptionnellement du papier NOIR. J'adore ce genre de cadeau ! 








Bref, je me suis donc amusée entre deux dédicaces ou quand je n'ai plus eu d'albums. Oui j'avais pris quelques albums, puisque j'était invitée dans le cadre de La Bûche et sur le stand Réseau BD Suisse, et que je n'étais pas sûre d'avoir le droit de les dédicacer. Tout est parti :o)

Là je vais faire 2 pages pour une expo, toujours avec d'autres Bûcheuses à la Galerie La Joie de Voir, au théâtre Amstramgram à Genève. Le thème en est "Faut-il désobéir pour sauver la planète ?" Je vous tiens au courant, vernissage le 28 mars.

Et puis je vais faire quelques croquis pour un projet totalement hors de ma zone de confort. Avec le plus grand scénariste d'Europe (2m10). Ca je ne vous en dis rien de plus, parce que ce n'est pas du tout sûr que j'y arrive ! Il y a même des grosses voitures américaines à dessiner, donc je vous dis pas le stress. Mais j'adore les défis, donc je vais faire quelques essais. 

Et le weekend prochain (du 14 au 16 février), je serai au festival Les Bulles s'éclatent à St-Genis, en France du côté de Genève. Comme d'habitude, je prendrai des originaux et autres avec moi. Ce sera également pour tenir un stand pour présenter La Bûche !

Et un dernier petit teaser :

hihihi

O.




21 janvier 2020

Angoulême et ventes

La fin du mois approche et avec elle le festival d'Angoulême

Je prendrai des dessins avec moi… peut-être des originaux inédits du tome 2 juste pour montrer, on verra. N'hésitez pas à me contacter si vous voulez que je prenne des dessins que j'ai montré ici ou sur ma page Facebook. Je n'aime pas vendre mes originaux, je ne vends donc pas beaucoup, mais je peux voir selon les demandes.


Il faut vraiment que je me mette un jour à faire un nouveau site, avec des pages que je peux mettre à jour (et pas que le blog, donc !) !!! Essentiel : une page avec les dessins dispos.

Je vous mets ci-dessous quelques exemples de ce que je pourrais prendre à Angoulême (je pourrais alors vous les donner en mains propres ou vous les mettre à la poste avec des frais beaucoup plus bas que si je vous les envoyais depuis la Suisse). Dites-moi si vous êtes intéressé.

J'ai ceci :

En très grand format :  
Début de soirée - 300,-
Tirage de la galerie Huberty-Breyne limité à  10 exemplaires numérotés et signés
Dimensions : 60x45 cm.
Technique : Impression numérique pigmentaire sur papier 300gr



Il y a aussi ça : 
"Hommage à Tom Poes", tirage FineArt sur papier 300gr A3, 25 ex. signés, numérotés au dos. 80,-

J'ai aussi encore 2 tirages de tête de l'album, environ 43x31 cm, avec ex-libris A4, 50 ex. signés et numérotés, 110,-
 



Je démarcherai un peu les éditeurs, vu que je ne sais pas encore du tout où/quand/comment je publierai ce tome 2 des aventures du Chat qui n'aimait pas les Croquettes.


Puis le weekend du 15-16 février je serai au festival Contrebande sur le stand de la Bûche. Je vous tiendrai au courant.

A part ça, toujours en préparation des grands changements qui auront lieu en milieu d'année. De monstrueux changements, mais géniaux !


O.


1 janvier 2020

Voeux et plans 2020 !

Voici voilà, 2020 est arrivé !
2020, année de… des… je n'ai pas encore trouvé. Des étreintes ? Alleye, adopté !

Tous mes vœux à vous et à vos proches pour une très belle année 2020. Création et bonheur !



Personnellement, beaucoup de bouleversements en vue.
Professionnels, géographiques, sans doute encore un séjour hospitalier...
Je vais probablement proposer davantage de dessins à la vente puisque quelques frais en vue. Je ne sais pas encore comment. Peut-être via Facebook, vu que mon site ne me permet plus ce genre d'opération (seul mon blog est modifiable et actif et actualisé). Si vous connaissez un constructeur de site qui pourrait transférer le contenu sur un nouveau site que je pourrais facilement maîtriser… Arf. Oui Lionel, je sais, je dois encore étudier ta suggestion !

Tout ça va se mettre en place gentiment et je vous tiens au courant.

Pour l'instant, il fait froid, les chats cocoonent sur les lits et on s'engourdit un peu. On sort les dernières carottes du potager, mes radis continuent à inventer des formes Cthulesques et nos courges se dégustent à toutes les sauces.
Après plus d'une semaine de pas de dessin (séjour en France en famille pendant les Fêtes), je me réinstalle dans mon atelier, qui est un sacré bordel. Demain, je déblaie. Et ce n'est pas une promesse de procrastinatrice.

Et Angoulême se profile. Cette année, quoiqu'il arrive, j'y vais !
Note : éviter les huîtres !

O.




28 novembre 2019

Dédicaces à Lausanne et Château d'Oex !

Ce samedi 30 novembre, je dédicace à la librairie Payot à Lausanne, Place Pépinet 4, 10h-13h et 14h-17h. 
Je dédicacerai évidemment Le Chat qui n'aimait pas les Croquettes et je prendrai plein de choses à côté (portofolios, affiches, reproductions d'art, etc.).

La semaine suivante, je serai à La Petite Librairie à Château d'Oex, dans l'air pétillant du Pays d'En-haut !

N'hésitez pas à me contacter s'il y a des originaux que vous désirez. Je peux regarder s'ils sont encore dispos.

Ma carte de vœux est finie ;o) et je continue avec le tome 2 des Croquettes.

Un dessin entre-deux.

Mon pied se manifeste. Avec la fixation d'une plaquette, j'ai gagné une alerte-mauvais temps très personnelle ! 


O.