2 novembre 2020

Inktober 2020 (suite et fin) et débuts du reconfinement

Soupir.

Inktober est fini. Je range donc mon atelier encombré, comme je le fais après chaque projet terminé.

C'est bizarre de ne pas avoir à réfléchir toute la journée sur un sujet. J'en prenais connaissance tous les matins. Ils ont été inspirants ou ardus et parfois, comme chaque année, j'ai été satisfaite du résultat. Difficile d'autres fois, de ne pas refaire le dessin. J'estime que c'est le principe du jeu. Ce n'est pas de la frime, je ne cherche pas à démontrer mon savoir-faire. Ca doit rester un exercice ludique pour moi, et une petite surprise quotidienne pour ceux qui m'ont suivie chaque jour sur FaceBook.


Voici les 21 dessins suivants (le sujet est écrit en bas à gauche généralement, clic droit sur le dessin, ouvrir dans une nouvelle fenêtre et agrandir) :






















Le confinement a donc recommencé, ici en France. Cette fois on le subit de plein fouet et pas à distance.

Dur de penser maintenant non seulement à son masque, mais aussi à son autorisation de sortie. De ne plus promener la chienne au-delà d'un kilomètre autour de la maison. De trouver une armoire sur le Bon Coin, mais ne pas pouvoir aller la chercher. De savoir que nos catelles (carreaux ici en France ;o) vont bientôt arriver vers Avignon, mais qu'on ne peut pas y aller.

Bon, il reste les noix à ramasser, laver, trier. Les toilettes à installer au rez, avec les canalisations idoines... Les lampes à suspendre à la cuisine. ETC. On ne s'ennuie toujours pas.  Ah : laver les vitres c'est fait !

Et l'ambiance mortifère du corona s'appesantit.

Je continue à éviter les actualités. Trop anxiogènes - et Philippe se charge de me transmettre ce qui est important.


Charlie s'est déconfiné au moment où l'annonce de Macron tombait. Lui (le chat, doncques), il avait une grosse infection à la patte avant, donc il a été enfermé sous antibiotiques 5 jours dans notre chambre à coucher pour qu'il guérisse. Il va impeccablement bien. Toujours aussi parano.


J'ai des petites choses en cours sur ma planche à dessin. J'espère bientôt pouvoir vous montrer.

Ahoui : et la mise à jour de mon site est en cours !



O.

23 octobre 2020

Inktober 2020 et nouvelles des expats

Tout d'abord, l'info principale c'est qu'on continue à patauger dans l'administration française. Toujours pas d'affiliation avec la Sécu : le dossier est en cours et pas moyen de savoir où on en est. Ce qui n'est pas forcément un mal, puisque nous rencontrons un autre problème : la pénurie de médecins généralistes en France. J'ai eu un rendez-vous avec un médecin du bourg, mais mauvaise entente, notamment parce qu'il était PRESSÉ. C'est nouveau pour nous qui venons de Suisse. Là, le praticien prend son temps et parfois m'agace par ses questions qui sont clairement pour allonger la durée du rendez-vous. Quel luxe !

Ici ce n'est pas le cas et j'aurais dû être contente d'avoir un rendez-vous.

Bref. On cherche tous les deux à trouver un généraliste et ce n'est pas gagné.


Hors cela, la micro-station d'épuration vient d'être installée. On attend le plombier pour tout relier, mais le travail a été fait diligemment et proprement, même si on constate un petit souci d'étanchéité qui va être résolu tout soudain.

Prochain chantier : toutes les canalisations d'eau et le chauffage.


Ca prend la tête. 


Chaque jour, je fais le Inktober.

Un sujet est donné avec une liste et je fais un dessin à l'encre jeté, sans croquis, en incluant un chat.

Chaque jour, je le publie sur FaceBook. Voici les 15 premiers.
















Et j'ai contacté une informaticienne pour mettre à jour mon SITE ! C'est la révolution ! 

D'abord, je peux actuellement prendre le temps pour le faire ET, vu que les festivals de bandes dessinées s'annulent les uns après les autres, il FAUT que j'aie une plateforme pour vendre albums et dessins originaux.

Double motivation. Et j'ai pris contact avec une personne tout à fait cool et sympa, donc croisons les doigts !

Conséquence : le site va se retrouver en maintenance certainement bientôt ! L'angoisse. J'espère que ce sera de courte durée. On va tout faire pour ! Et après, ce sera génial !


O.



13 septembre 2020

Nouvelles des Expats et aveu difficile

<Bulletin des Expats>. Un peu plus de trois mois qu'on a emménagé en France.

Toujours PLEIN de cartons au salon et dans mon atelier provisoire. Notamment tous les cartons non-déballés de la cuisine... L'installation de la cuisine a été repoussée de fin juillet en septembre pour cause de manque de plombier. On en a trouvé un, maintenant, mais il ne fera d'abord que les canalisations les plus urgentes concernant la cuisine. Le reste, pour la microstation d'épuration et le chauffage aux pellets... On verra plus tard.
Maintenant, les plâtriers-peintres finissent de faire les murs et le plafond et stressent pour terminer avant mardi (après-demain !), quand arrivera la cuisine.
Mais les canalisations et l'électricité ne sont pas encore prêtes alors ça va être chaud.

La porte de la chambre d'amis préserve maintenant l'intimité de nos invités. Du moins visuelle. 
(faux vitrail avec vernis pébéo).



<Fin Bulletin des Expats>

Ce n'est que maintenant que je me rends compte que ces dernières années, j'ai eu un sacré passage à vide. J'ai de la peine à avancer dans le tome 2 des Croquettes. Il faut que je l'avoue. 
J'ai fait des dessins de commande, des illustrations, plein de choses quand même. Mais j'aurais pu créer beaucoup plus.
Récapitulation : Fin 2016 sortait Le Chat qui n'aimait pas les Croquettes. Ensuite pendant 2017, ce fut le tourbillon dynamisant d'une tournée de dédicaces ahurissante. 2018 fut sous le signe de l'exposition à la galerie bruxelloise Huberty-Breyne. Pendant toute cette année, j'ai travaillé aux 13 grands formats et à l'ex-libris que la galerie a exposés en décembre 2018.
Un tirage de tête et un portfolio en furent tirés. Il y reste encore quelques exemplaires.



Puis j'ai eu des problèmes de santé à répétition. Un collapsus. Mais j'ai continué à dessiner. L'avancement du tome deux ralentissait. J'avais l'impression de m'enliser. J'avais des idées, mais les réaliser devenait de plus en plus difficile. La contradiction entre la nécessité de créer et l'impression de n'arriver à rien de bon me bloquait de plus en plus. 




N'oublions pas que je travaillais à mi-temps. J'ai toujours réussi à gérer cette double vie, mais un collègue s'est mis à me rendre mon temps au bureau insupportable. Je m'épuisais. Je devrais le remercier, c'est grâce à lui que maintenant nous sommes en France et que je peux (pourrais) me consacrer beaucoup plus à mon dessin. 
Mais sur le moment, c'était une période très dure.
Confesser ceci est difficile. Presqu'autant que de prendre conscience de mes difficultés. D'ailleurs, ça fait un mois que ce post traîne sur mon ordinateur.

Ce qui m'a beaucoup aidé, et m'aide toujours, ce sont les gens qui montrent de l'intérêt pour mon travail. Ca me donne des ailes !
Et Philippe.
Et les chats, toujours prêts à me donner à la fois une cosse pas possible quand je dois me lever et à m'inspirer pour créer de belles choses. 



Je suis en train de finir un dessin en couleurs laborieux, mais nécessaire. Un nouveau Lightbringer, qui devrait me donner une belle énergie. 

Je ne force plus. Parce que plus je force, plus ça grince. Je sais que ma main est toujours capable de tirer des traits et de poser ce que j'ai dans ma tête sur le papier. Je sais aussi que depuis qu'on est en France, la mise en place prend du temps (et accapare mes pensées) mais qu'ensuite j'aurai une stabilité que je n'aurai jamais expérimentée de ma vie. Je suis curieuse de voir ce que ça va donner.


O.

21 juillet 2020

Robert Heinlein et attaque de guêpes !

Suite du journal de bord de deux expatriés.

Jour 51
Toujours pas de contact véritable avec les autochtones, mis à part les rencontres - tout à fait sympathiques, mais plutôt superficielles - au marché, à la boulangerie ou au supermarché. 
Le masque n'aide pas et l'annulation des évènements conviviaux genre fête de la carotte non plus.

Nan je déconne un peu. On n'est pas vraiment isolés En Terre étrangère, mais heureusement que Philippe et moi, on s'entend bien !

Le problème qui nous occupe le plus l'esprit, actuellement, c'est que ça fait un mois et demi qu'on ne trouve pas de plombier. Le premier nous annonce après 2 semaines qu'il va déménager, le second après 10 jours que son employé s'est cassé le poignet et les autres sont overbookés à cause de la reprise des chantiers après le confinement.
Et du plombier dépendent tous les travaux lourds qu'on a à faire. Je pense que l'installation de la cuisine, programmée pour le 28 juillet, va être repoussée. Mais le remplacement de la fosse septique par une microstation d'épuration et ensuite (un jour...) la mise en place d'un chauffage central aux pellets de bois dépendent des canalisations qu'un plombier doit venir tirer.
Bref, d'après moi, c'est une séquence qui va souvent revenir dans mes prochains comptes-rendus. 

On désherbe, on débite des grosses branches en bûches, on désherbe, on sème, on installe des rideaux, on travaille pour rendre un peu opaque la vitre de la porte de notre chambre d'amis (des infos prochainement), on désherbe, on essaie de se dépêtrer dans les papiers pour l'immatriculation française de nos véhicules, pour avoir une assurance maladie française, pour obtenir un NIF, on débroussaille, ... on désherbe. Dans le verger, j'ai fini d'étiqueter au scotch jaune les arbres qu'on a réussi à identifier grâce à leurs fruits. Les précédents propriétaires aimaient les fruits à noyaux (mirabelles, prunes rouges, prunes jaunes, quetsches surtout). Oui l'an prochain je regarde pour faire de la gnôle.
Et les jours où il fait vraiment chaud, on ne fait rien et on se dit qu'on s'aime et qu'on est incroyablement bien ici.
Bref. pas encore beaucoup de disponibilité pour m'isoler dans mon atelier provisoire.

On a eu nos premières visites. Ma soeur et son mari. Des amis et leur petite fille. Malgré l'absence de vraie cuisine, on mange (on s'empiffre) alors comme des dieux.

Mes premières cicatrices, aussi. Je me suis faite une belle brûlure au bras. A quoi ? Hum Le fer à repasser... Et je me suis faite piquer par PLEIN d'insectes. Philippe pas. Normal.

A ce sujet...



J'étais allergique aux piqûres de guêpes, mais avec le système de chauffage, ouf, plus de panique.

Demain, après rendez-vous pour assurance maladie française à la Tour-du-Pin, on installe la moustiquaire au-dessus de notre lit. Encore un défi : aucune idée en quoi est fait le plafond...!

O.

4 juillet 2020

Suées au jardin et rideaux !

Plus d'un mois qu'on a bougé en France.

Un peu de stress parce que nous n'avons toujours pas le devis du plombier qui doit tirer les nouvelles canalisations. Ce dont dépend l'installateur de la cuisine (qui arrive le 28 juillet !), l'installateur de la microstation qui remplacera notre fosse sceptique qui n'est pas au nouvelles normes (la fosse, pas l'installateur) et l'installateur du chauffage à pellets.
Gniii

En une semaine, on a remis en ordre le potager, qui était aussi couvert que le reste du terrain d'une végétation luxuriante de plus d'un mètre de haut. On a retrouvé les oignons et l'ail que Philippe avait plantés avant le confinement, des plants de persil plat et beaucoup, beaucoup, beaucoup de maïs qui était la marque de fabrique des précédents propriétaires et qui s'est semé un peu partout.
Tomates, choux, haricots, radis, salades, colraves... tout pousse. Même quelques unes des griffes d'asperges que Philippe avait déterrées en ne soupçonnant pas que le confinement allait les faire attendre deux mois dans un bidon !
Puis un jardin d'aromatiques en face de l'entrée de la cuisine.
C'est là que je redécouvre les capacités extraordinaires de jardinier de Philippe. Efficacité et ténacité. Ce mec est incroyable. On a sué, on a courbaturé, mais c'est fait !

Je continue un peu le journal de bord. Et j'éclate de rire en voyant la perspective foirée de la deuxième page ! Zutre je ne corrige pas !










Oui les plafonds sont très hauts, 2m40 à 3m.

De la peine à dessiner, ces jours. Entre épuisement et manque de motivation parce qu'il y a d'autres choses "plus utiles" à faire, dur de me mettre derrière ma table. Mais ça va revenir.


O.

13 juin 2020

Installation et nains

On a déménagé le 25 mai. Enfin !
Et puis le lundi suivant, on a déménagé tout ce qu'on n'avait pas pu mettre dans les camions.
J'ai jeté un dernier regard à mon cher atelier qui m'a vue bosser sur Le Chat qui n'aimait pas les Croquettes.


Et on s'est re-retrouvés au milieu des cartons.

Mais cette fois, on pouvait déballer !

Donc on s'installe. Et chaque carton vidé est une petite victoire.

Depuis quelques jours, j'ai un coin-dessin provisoire, qui risque d'ailleurs de durer quelques mois. Vu que, comme je l'ai peut-être déjà dit, pour l'instant il y a un boiler dans la pièce qui y sera dévolue.
Je viens d'y faire mon premier gribouillis pour me dérouiller la main et je vais continuer de travailler sur un dessin de commande.


Parce que là où j'aurai mon atelier définitif, il y a encore donc encore du boulot avant l'installation !


Les chats se sont très bien adaptés ! 24 heures enfermés dans 3 pièces avec un diffuseur de phéromones calmantes pendant le déménagement du 25, puis dans toute la maison pendant 3 jours. Et ensuite LA LIBERTE ! En croisant les doigts pour qu'ils évitent la route, pas très passante, mais davantage que le chemin agricole au bord duquel on vivait en Suisse. Et les français conduisent parfois… vite.

Chienne-Héra est juste heureuse d'être avec nous. Elle a eu sa coupe d'été chez une toiletteuse vendredi. Un peu à la sauvage. Mais elle souffrira moins de la chaleur quand il fera enfin de nouveau un temps d'été.

Après 2 mois d'absence forcée à cause des frontières fermées, le jardin est envahi d'une végétation luxuriante ! Philippe va acheter une débroussailleuse pour qu'on y voie plus clair. Ce matin, nous avons dégagé au potager les lignes d'ail et d'oignons que Philippe avait planté avant le confinement. Encore 4 jours à ce rythme et on aura suffisamment nettoyé pour planter quelques légumes ! Et de loin, j'ai vu des arbres croulant sous les fruits encore pas identifiés (prunes ? reines-claudes ?) et les pommes. Ca promet !

 

Avant... après. Et tout le terrain a la même hauteur d'herbes folles. Les chats rentrent pleins de bouboules.

Profitant d'un moment de répit dans les averses de ces derniers jours, j'ai commencé un journal dessiné. Je ne savais pas bien où commencer, donc je suis parti de l'entrée, puis j'ai marché en direction de la maison.
Premières pages.




Je vous mets la suite dès qu'il fera de nouveau un peu sec ;o)

J'ai dû chercher ma boîte d'aquarelle ! Je devenais noeud-noeud. Pour finir, j'ai acheté une boîte de pastilles de gouache pour enfants dans un super marché. Et quand je suis rentrée et qu'on a commencé à installer la chambre de bricolage à l'étage... j'air retrouvé mes boîtes dans un carton avec des classeurs administratifs.


O.